Geoffrey Kelley a eu chaud
Le libéral réélu
Le député libéral de Jacques-Cartier Geoffrey Kelly était en sueurs lorsque les commentateurs de CTV ont annoncé sa réélection. Celui qui a été hanté par le fiasco des défusions dans l'Ouest-de-l'Île et par la hausse des impôts fonciers dans Beaconsfield, a affiché un sourire fatigué après une autre victoire convaincante. C'est la quatrième depuis qu'il a joint les rangs du parti en 1994.
«Je suis vraiment fier d'avoir gagné localement», a-t-il dit. «Nous avons visité les bureaux de vote et nous avons eu réponse chaleureuse tout au long du processus», affirme monsieur Kelley. Cela inclut les bureaux de vote dans Baie d'Urfé et dans Sainte-Anne-de-Bellevue, où les maires Maria Tutino et Bill Tierney ont encouragé les résidents de voter pour l'Action démocratique du Québec.
«Après trois mandats et quatre années au gouvernement, je crois que les électeurs sont contents de ma performance», croit-il. On ne peut pas dire la même chose pour le chef de son parti. Au moment de mettre sous presse, Jean Charest était en train de mener une chaude lutte dans sa propre circonscription, celle de Sherbrooke, à cause du candidat péquiste.
«Les gens sont allés voter et nous avons de bons résultats», disait-il, alors qu'un analyste de la télévision lui montrait les bons résultats pour les libéraux lors au début de la soirée. Plus la soirée allait, plus les résultats de l'ADQ venaient déranger ceux du Parti libéral. À Pointe-Claire, l'atmosphère dans le bureau de campagne de monsieur Kelley a changé de température à mesure que l'ADQ a avancé. À 9h10 du soir, l'ADQ et le PLQ étaient à égalité. Les libéraux et Geoffrey Kelley ne souriaient plus.
Selon monsieur Kelley, la souveraineté semble avoir été finalement tassée de l'avant-scène politique, avec le Parti québécois qui prend la troisième place. «Une chose est claire», a-t-il dit. «C'est une longue nuit pour le PQ, et enfin la version politique du film "Le jour de la marmotte" est terminée. Maintenant lorsque nous serons en campagne électorale, nous n'aurons plus à parler de la question nationale encore et encore.»