Marie-Sissi Labrèche sera à la Bibliothèque publique de Pierrefonds, située au 13555, boul. Pierrefonds, le 4 avril prochain. Infos: 514 620-4181.
Photo: Courtoisie
Au-delà de la fiction
Le 4 avril prochain, la bibliothèque publique de Pierrefonds recevra la journaliste et romancière Marie-Sissi Labrèche, qui a publié La Lune dans un HLM, le troisième tome d’une trilogie percutante. Rencontre privilégiée avec une auteure intense et passionnée, à l’imaginaire troublant de vérité.
Son premier roman Borderline, paru en 2000, a été traduit en anglais, en allemand, en néerlandais et en russe et le second, La Brèche (2002), fera bientôt l’objet d’une production sur grand écran. Vraisemblablement, Marie-Sissi Labrèche a la plume dans le vent et le succès en librairie de sa dernière publication prouve que son écriture libre et sans prétention fascine et émeut, tout comme son style à mi-chemin entre le récit et l’autofiction, qu’elle fait son terrain d’investigation de prédilection.
Un jeu, une thérapie
«L’écriture est vraiment un jeu pour moi, lance d’emblée Marie-Sissi. C’est sûr qu’une large part de mes écrits est inspirée de ma vie, car je me suis servie de mes univers romanesques pour exorciser mes bibittes, mais tout ça demeure d’abord et avant tout de la fiction», révèle l’auteure, qui reconnaît avoir acquis beaucoup de maturité à travers ses récits. Une forme de thérapie qui l’a transformée et lui a permis de se libérer de ses démons et de son passé. «Au commencement, j’avais peur des virgules. J’ai travaillé fort, puis mon écriture a évolué et, croyez-moi, aujourd’hui je ne me gêne pas pour y aller avec des points-virgules!», s’exclame-t-elle.
Roman déchirant qui met en scène une histoire à double tranchant, La Lune dans un HLM représente tout autant la conclusion de la trilogie sur la folie maternelle initiée il y a quelques années avec Borderline, que la fin d’un chapitre de la vie de Marie-Sissi. «À chaque fois que je publie un livre, j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui l’ai écrit, parce que je suis déjà rendue ailleurs, raconte la jeune femme. Et, maintenant que cette série de romans est achevée, je vais laisser retomber la poussière un peu avant de me relancer dans un projet d’écriture, car je dois d’abord trouver un sujet qui m’inspire et me touche», explique l’auteure, qui confie avoir toujours un grand plaisir à interagir avec ses lecteurs. «Je ne prépare jamais ces rencontres à l’avance, car je privilégie une approche plus humaine et naturelle. Les gens doivent s’attendre à quelque chose de très informel, parce qu’on est bien loin de l’écrivain austère avec sa pipe et ses lunettes!», prévient-elle.
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