La danse de A à Z
Présentée à guichets fermés pendant deux semaines à l’Agora de la danse lors de sa création, en 2004, Apricot Trees Exist est une oeuvre pour six danseurs inspirée du poème L’Alphabet, de l’écrivaine danoise Inger Christensen. Une heure continue de rythmes fluides qui invitent à la méditation, de mouvements profonds, d’énergie, de beauté et de précision.
Le texte d’un poème lu en voix hors champ, des mots projetés sur des diapositives en fond de scène et des danseurs qui évoluent à leur gré au sein de la structure épurée et mathématique imaginée par le chorégraphe et directeur artistique de la compagnie Sinha Danse, Roger Sinha. Bienvenue dans la dynamique d’Apricot Trees Exist, un monde où le banal côtoie le fantastique, une rencontre entre la danse et l’univers poétique.
Danse fusion
«Apricot Trees Exist est une pièce plus universelle que ce que j’avais créé jusqu’alors, car j’ai quitté mes préoccupations pour focusser ailleurs», révèle le chorégraphe québécois d’origine arménienne, formé en ballet classique et en danse contemporaine et aussi gradé ceinture noire en karaté. Une discipline qui colore son style, issu d’une fusion entre la danse indienne et la danse occidentale.
«Je me suis inspiré de la structure du poème, où chaque strophe représente une lettre, puis j’ai élaboré des mouvements qui correspondent à chacune d’elles, poursuit Roger Sinha. L’idée c’était de créer des liens poétiques avec la danse, en développant une vision et en orientant les danseurs dans cette perspective. C’est ça le travail de chorégraphe; explorer, observer et organiser une structure à l’intérieur de laquelle les interprètes se sentent libres, car chaque danseur possède son propre potentiel créatif», estime-t-il.
Photo: Courtoisie