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Un album pour Subsistance

Groupes de musique émergeant dans l'Ouest-de-l'Île: deuxième rencontre

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 17:46
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Un album pour Subsistance
Groupes de musique émergeant dans l'Ouest-de-l'Île: deuxième rencontre
Des petits bars aux cours arrière, des sous-sols aux premières parties, voilà huit ans que les gars de Subsistance roulent leur bosse un peu partout. Ils sont plus sérieux depuis un an et demi. Avec la création du groupe sous sa forme actuelle, ils ont plus de 70 spectacles derrière la cravate.
Subsistance, c'est Mathieu Mammone, Philippe Brassard et Scott Golyardi. Leur premier album, au titre évocateur de "Bleed, Sweat and Strive", est prévu pour le 28 avril. «On est en studio, demain, on va faire les touches finales», explique Mathieu Mammone, au moment de l'entrevue, il y a quelques semaines. Pas facile de convaincre les maisons de disques lorsqu'on commence. Le jeune homme a créé pour l'occasion sa propre compagnie. Son souhait est d'aider les groupes émergeant.

Avec des titres comme Price of Freedom ou Quiet Revolution, les chansons du trio sont faites pour réagir. «J'essaie de m'inspirer de trucs qui ont rapport avec le groupe. Le groupe Subsistance s'est vraiment concentré sur l'impact, que ce soit pour les textes, ou les instruments. Si ça n'a pas d'impact, ce n'est pas Subsistance!» affirme Mathieu Mammone.
En dehors du centre-ville, point de salut
Tous les membres de Subsistance sont tombés dans la potion magique lorsqu'ils étaient petits. La musique, ils ont grandi avec, elle est devenue un mode de vie. «Dans l'Ouest-de-l'Île, quand on a 14-15 ans, il n'y a pas grand-chose à faire», affirme Mathieu Mammone. Il se plaint de ne pouvoir rejoindre leur public plus jeune, dans la région en tout cas. Le potentiel est grand: la proportion des 15 ans et moins est plus grande dans l'Ouest-de-l'Île que partout ailleurs sur l'île.
En fait, pour ceux qui ont envie d'écouter la relève, il n'y a qu'un seul endroit où c'est possible dans la région. «Pour l'instant, il n'y a pas beaucoup de salles. Tu peux louer la salle du Clydes [à Pointe-Claire] pour 100 dollars! Il y a beaucoup de bands locaux qui y jouent, mais le désavantage, c'est que c'est pour les 18 ans et plus. Beaucoup de bands locaux commencent à l'école secondaire, ils doivent se déplacer jusqu'en ville pour faire des shows», explique Mathieu Mammone.

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