La sorcellerie du Blanc
Une journaliste de l’Ouest-del’île en route vers le Cameroun
Tous les matins dès mon réveil, je saute sur mon ordinateur pour prendre mes courriels en provenance de l’Afrique. Depuis le mois de janvier, à coups de clic et de reclic, je me suis peaufiné un projet de reportage qui se déroulera au Cameroun du 1er au 23 mai prochain.
Au fil des semaines, j’ai envoyé des centaines de petits messages à mes nombreux correspondants africains, et souvent, la réponse était instantanée, comme si la distance n’existait pas.
«Dois-je apporter de la literie?»
«Pour le coucher, n’aie d’inquiétude, les vagues te berceront.»
«Merci, c’est génial l’Internet, non?»
«L’Internet, c’est la sorcellerie du Blanc (sourire).»
C’est vrai que c’est magique l’Internet. Il n’a suffi que d’un rêve d’Afrique… En cliquant sur l’onglet «Images» de Google, je me suis rendu compte que le continent africain était ceinturé d’une large bande verte: la forêt tropicale. Quelques clics plus loin, j’étais en communication avec le Centre de Recherche Internationale en Foresterie (CIFOR) à Yaoundé, capitale du Cameroun.
Peu à peu, à travers mes multiples correspondances, j’ai appris à connaître les enjeux humains spécifiques de la Forêt de Campo Ma’an, dans le sud-ouest du pays. Les femmes de cette région se sont regroupées en une plate-forme, et exigent une voix dans la gestion des ressources naturelles. Leur solidarité et leur volonté de changer les choses m’ont convaincue de sortir du cyber espace et de me rendre sur le terrain, armée de mon carnet de notes et de mon appareil photographique. Vous pourrez suivre mes aventures, comme par magie, grâce à mon blog, sur le site de Cités Nouvelles.
Gilles Beauregard
Commentaire mis en ligne le 1er mai 2007Bonjour!
J'ai bien hate de lire vos récits de voyages en Afrique.