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Familles à la rescousse

24 années d'existence pour GESTE

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 27 avril 2007 à 16:52
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Familles à la rescousse
Voici des membres des familles Chrétien, Deschênes, Ramirez et Potvin, lors de la journée d'Halloween du GESTE. Photo: courtoisie
Familles à la rescousse
24 années d'existence pour GESTE
Chercher une gardienne fiable et disponible le vendredi soir relève parfois du parcours du combattant. Et si on s'entraidait entre parents? Cette année, un réseau de familles de l'Ouest-de-l'Île fête son 24e anniversaire.
«Je n'ai pas de famille ici, et les frères célibataires de mon mari ont tendance à annuler à la dernière minute s'ils ont une sortie intéressante.» Dans sa cuisine ensoleillée, Eugénia Venegaz explique les services que lui rend le Groupe d'échange de services, de temps et d'entraide (GESTE). «Quand j'ai commencé à faire partie du groupe, j'étais une maman à la maison et mes enfants étaient jeunes. On a parfois besoin de sorties toute seule ou en couple», affirme à son tour Tania Price, qui sirote un café sur la chaise d'à côté. Ces mères d'une famille de trois enfants travaillent toutes deux sur le comité de gestion de l'organisme.

Le groupe est ouvert aux anglophones, allophones et francophones. «Nous sommes un reflet de la diversité que l'on trouve dans l'Ouest-de-l'Île», note Tania Price. Les deux femmes assises à la table en sont un exemple parfait: madame Price est une ontarienne anglophone mariée avec un gaspésien francophone. Eugénia Venegaz est d'origine espagnole, et son mari vient de la ville de Québec. En ce moment, 20 familles font partie de ce réseau, et le groupe prend les inscriptions à l'année.

Pour les rendez-vous médicaux, les soirées au cinéma avec l'amoureux, un cours hebdomadaire, ce service est très pratique. Surtout qu'une gardienne peut coûter cinq dollars de l'heure, au moins. «Par contre, ce n'est pas une garderie», tient à préciser Tania Price. «C'est un échange de gardiennage, ce n'est pas pour le travail.» GESTE est basé sur l'entraide, et les membres ne reçoivent pas de salaire en échange de service. Les parents s'échangent des coupons, chaque membre recevant au début de l'année un certain nombre de ces cartes, selon le nombre d'enfants. «Par exemple, si un enfant vient chez moi, ses parents vont me donner un certain nombre de cartes, selon le nombre d'heures, le nombre d'enfants que je garde, les repas que je vais préparer», explique madame Venegaz. «On essaie d'être le plus juste possible pour tout le monde», renchérit Tania Price.
Solidarité
Selon Eugénia Venegaz qui est arrivée dans la région en 2000, la rencontre entre parents permet de se donner des trucs, soit à propos de l'éducation, ou des activités à faire dans la région. Pour cette raison, il est possible depuis cette année d'être seulement membre «social» du groupe, c'est-à-dire de ne participer qu'aux activités entre familles membres. Cueillette de pommes, rencontre sur le "scrapbooking", barbecue avec ou sans les enfants, les activités sont nombreuses. Ces rencontres pourront être la porte d'entrée pour devenir membre «gardiennage». Aussi, certains parents adhèrent au groupe pour que leur enfant unique ait des compagnons de jeu.
Ces rencontres sont aussi mises sur pied pour intégrer les nouveaux membres. «L'échange de gardiennage peut être intimidant au début, lorsque l'on ne connaît pas les autres parents», note Eugénia Venegaz. «Aujourd'hui, les gens sont nerveux de laisser leur enfant à d'autres parents», ajoute Tania Price. GESTE ne fait pas d'enquêtes policières avant d'accepter un nouveau membre. Par contre, deux personnes du groupe vont visiter la maison et ses habitants, et demandent une preuve d'assurance-responsabilité civile des particuliers. Chaque famille reçoit la liste des membres, avec les numéros de téléphone, les langues parlées, leurs allergies et le numéro d'assurances-maladie des enfants. Des renseignements sommaires sur la maison sont également disponibles, s'ils possèdent une cour clôturée, s'ils ont du tapis à l'intérieur de la maison, etc.

Avec le temps, les amitiés se créent. À tel point que certains membres restent actifs pendant des années, comme c'est le cas pour Tania Price. Ses enfants vieillissent, mais elle continue à offrir ses services de gardienne. «Mes enfants aiment bien être entourés de petits», affirme-t-elle. En neuf ans, elle a occupé presque tous les postes au sein du comité de gestion. Elle en a vu de toutes les couleurs: «Le groupe est là aussi dans les coups durs, les cas de divorce ou les maladies…» Informations: Tania Price (514) 685-8405

Photo: courtoisie

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