Yolande James et Pierre Marsan sont réunis pour la même cause.
Photo: Marie-Claude Simard
Moi Marsan, toi James
Pierre Marsan nommé adjoint parlementaire à la ministre James
Pas fou ce premier ministre qui vient de nommer le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, adjoint parlementaire à la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles. Cette décision semble vouloir créer un heureux mariage entre ces politiciens voisins qui représentent des circonscriptions composées d'une forte population de communautés culturelles.
Pierre Marsan, en vacances pour quelques jours à l'extérieur du Québec, a pris la peine de rappeler Cités Nouvelles pour commenter la nouvelle. «Quand le patron t'appelle, te propose des fonctions et demande ce que tu en penses, généralement tu es bien content et tu acceptes», a-t-il raconté, sourire en coin.
Visiblement heureux, il croit qu'il sera très facile de seconder et supporter madame James puisqu'ils ont l'habitude de parcourir l'Ouest-de-l'île ensemble. «Je pense qu'il y a des affinités déjà, dans mon comté, il y a beaucoup de communautés culturelles, donc il y a une synergie évidente et j'apprécie que monsieur Charest ait pensé à moi.»
Calme et pondéré
Questionné sur l'enjeu des accommodements raisonnables, le député de Robert-Baldwin est loin d'en avoir peur. «Ce sont des défis qu'on peut relever et je pense que la nouvelle ministre à de bonnes idées. Elle a aussi une bonne expérience, étant à mon poste auparavant, elle connaît bien ce dossier», a-t-il répondu simplement.
Entre 2005 et 2007, madame James chaussait les mêmes souliers que monsieur Marsan au côté de la ministre de l'époque, Lise Thériault. Une responsabilité qui lui a permis d'acquérir une expérience assez solide pour diriger maintenant elle-même ce ministère. «Maintenant, ce sont des dossiers que je prends le temps de m'approprier en tant que ministre et je tente de comprendre de façon assez intense les enjeux et de trouver des solutions», a fait savoir Yolande James.
Réplique à la grogne
Que pense Pierre Marsan du peu de considération que certains éprouvent pour la ministre James? Il estime que les gens réagissent de cette façon par manque de connaissance. «À titre de ministre, elle se fera connaître davantage et je crois que c'est une personne-clé qui va jouer un rôle très, très important.»
Dans un autre ordre idée, sans appréhender la prochaine session parlementaire, Pierre Marsan n'est pas dupe et sait très bien que la négociation entre les trois partis représentés à l'Assemblée nationale sera plus féroce. «Il va falloir travailler beaucoup plus fort et être à l'écoute de ce que la population veut, je pense que c'est notre plus grand défi.» Le député Marsan se prépare même pour les prochaines élections qu'il prévoit pour l'année prochaine ou d'ici deux ans.
D'autre part, dans son précédent mandant, Pierre Marsan était adjoint parlementaire au premier ministre, fonction occupée dorénavant par Tony Tomassi, député de la circonscription de LaFontaine. Monsieur Marsan bénéficiera d'un revenu annuel supplémentaire de 16 145 $, une prime qui s'ajoute à son salaire de député de 82 073 $.
Photo: Marie-Claude Simard