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Les premiers ministres provinciaux veulent que les chefs fédéraux collaborent

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 0:00
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OTTAWA - Face à la crise qui secoue Ottawa, les leaders politiques fédéraux doivent oeuvrer ensemble dans l'intérêt des Canadiens, affirment les premiers ministres des provinces.
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, s'est dit déçu par les chefs des partis fédéraux, et atterré tant par les actions du gouvernement minoritaire conservateur de Stephen Harper que par les menaces des partis d'opposition de renverser le gouvernement et de former une coalition.
"Ce n'est pas le temps pour le Canada d'avoir un gouvernement non élu dépendant de l'appui des séparatistes du Bloc québécois, a-t-il déclaré lundi. Je pense que le Canada mérite beaucoup mieux", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il est temps que les leaders cessent de se regarder le nombril afin que les bonnes décisions puissent être prises pour aider le pays.
Les hypothèses de gouvernement de coalition ont beau se préciser à Ottawa, Jean Charest, le premier ministre du Québec et chef libéral, en campagne électorale, ne voulait toujours pas les commenter, lundi. Mais il s'est avancé à dire qu'il souhaitait tout de même un dénouement "le plus rapidement possible", et qu'il y ait un gouvernement dont l'ordre du jour soit économique.
Il a répété qu'en tant que premier ministre du Québec, ce qui lui important était de défendre les intérêts de la province. Mais il n'a pas voulu dire de quelle façon ces intérêts seraient les mieux servis, soit dans un gouvernement de coalition, soit par le maintien du gouvernement conservateur minoritaire, soit par un autre scrutin. Il a ajouté qu'il trouvait important que les premiers ministres aillent de l'avant avec une rencontre de travail prévue en janvier pour discuter d'économie.
Faisant écho à M. Charest, le premier ministre du Manitoba, Gary Doer, a affirmé que son plus grand souhait était que les quatre partis fédéraux trouvent un moyen de travailler ensemble. Le premier ministre aux plus longs états de service au pays, et l'unique néo-démocrate, a refusé de prendre position sur la coalition proposée par l'opposition.
A Edmonton, le premier ministre de l'Alberta, Ed Stelmach, a soutenu que les partis d'opposition fédéraux devaient arrêter les "idioties" et faire passer le Canada en premier. Selon lui, il y a un risque que le Canada soit pénalisé, comme pays, si les conservateurs fédéraux sont remplacés par un gouvernement de coalition, et il a souligné que les marchés boursiers ont baissé en réaction aux derniers événements dans la capitale. Tous les Canadiens souffriront si l'incertitude persiste, a-t-il prédit.
En Colombie-Britannique, le premier ministre Gordon Campbell a demandé aux politiciens fédéraux de ne pas perdre de vue la situation de l'économie.
"Un budget sera déposé en janvier, et si les partis de l'opposition croient qu'ils doivent s'y opposer, c'est correct. Mais essayons de stabiliser la situation. En ce moment, ce n'est pas stable et je ne crois pas que cela inspire confiance aux Canadiens", a-t-il déclaré.
Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, devrait faire connaître sa réaction ce mardi.
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