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La CSST blâme les entrepreneurs pour l'effondrement d'une structure à Brossard

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 décembre 2008 à 1:00
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LONGUEUIL - La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) blâme Axor Construction Canada et Les Structures métalliques de Beauce pour l'effondrement de la structure métallique lors de la construction du centre d'entraînement du Canadien de Montréal, à Brossard, le 25 février dernier.
Une colonne utilisée comme ancrage avait glissé sur le sol gelé lors d'une manoeuvre et deux fermes de toit de 70 mètres de longueur pesant 40 tonnes chacune s'étaient effondrées.
Quatre travailleurs avaient été légèrement blessés mais l'incident aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves
Deux travailleurs, un suspendu par son harnais de sécurité et l'autre agrippé à une poutre avaient été secourus avec un appareil de levage. L'un d'eux avait ainsi évité une chute de 16 mètres.
La CSST retient trois causes pour expliquer l'accident, soit un contreventement insuffisant pour empêcher les poutres de tomber, une méthode de montage de structure déficiente et une gestion des travaux d'érection de structure déficiente.
La CSST reproche notamment au sous-traitant, les Structures de Beauce, et au maître d'oeuvre, Axor Construction, de ne pas avoir fourni les directives requises aux travailleurs, ce qui aurait permis de prévenir la chute des poutres. L'organisme conclut que les deux entreprises ont compromis la santé, la sécurité et l'intégrité physique des travailleurs.
Structures de Beauce et Axor s'exposent à des amendes pouvant varier de 5000 $ à 20 000 $ pour une première offense et de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.
Pour sa part, Axor a émis un bref communiqué mardi indiquant qu'elle a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité. L'entreprise soutient qu'elle a observé les règles de santé et de sécurité ce jour-là, notamment par la présence d'un agent de sécurité, la formation en santé et sécurité des travailleurs, ainsi que par le port de harnais par les travailleurs.
L'entreprise ne fait toutefois pas mention des reproches de la CSST relativement à la gestion et aux méthodes d'érection de structures déficientes, ni au fait qu'elle a omis d'émettre les directives requises aux travailleurs
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