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Les partis de l'opposition réclament l'interdiction de l'arme Taser

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 décembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - Les partis de l'opposition aux Communes souhaitent que les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) cessent d'utiliser le pistolet électrique Taser, après que la force de police eut refusé de reclassifier cette arme afin d'en restreindre l'utilisation.
Les libéraux et les néo-démocrates affirment que la GRC a dépassé la date limite du 15 décembre qui avait été établie par un comité parlementaire pour placer le Taser - en mesure de produire des décharges de 50 000 volts - dans la catégorie des armes à impact.
Un reclassement de l'arme Taser aurait pour effet de limiter son utilisation aux situations lors desquelles un individu agresse un policier ou une autre personne, ou encore constitue une sérieuse menace de danger ou de mort.
Un comité composé de membres de tous les partis a demandé à ce que l'utilisation du Taser soit restreinte, en juin dernier, d'ici à ce que les affirmations du fabricant de l'arme quant à sa sûreté aient été appuyées par des études impartiales.
Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale a également recommandé que la GRC révise sa politique sur le pistolet électrique afin qu'elle comporte des lignes de conduite claires et strictes - comme cela est le cas pour les autres armes - qui limiteraient son utilisation répétée.
Le député Mark Holland, porte-parole du Parti libéral du Canada (PLC) en matière de sécurité publique, affirme que la GRC n'a pas fait grand chose depuis.
"Ils disent avoir fait quelque chose, mais on ne sait pas vraiment quoi et on ne nous donne pas de vrais détails", a-t-il indiqué mardi.
De son côté, la GRC avance que le fait de reclassifier le Taser, tel que le recommande le comité, pourrait menacer la sécurité de la police et de la population.
Par ailleurs, le gouvernement de l'Ontario a ordonné la tenue d'un nouvel examen de certaines des armes Taser utilisées par la police afin de s'assurer qu'elles fonctionnent correctement.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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