OTTAWA - Le gouvernement conservateur est inondé par des centaines d'offres de candidature de gens lorgnant l'un des 18 sièges au Sénat que le premier ministre Stephen Harper s'apprête à pourvoir.
Les responsables au bureau de M. Harper ont dit être trop occupés à traiter les demandes pour être en mesure de compter le nombre de dossiers reçus.
Etant donné qu'il n'existe pas de formulaire officiel de candidature, les offres arrivent sous toutes sortes de formes, par courriel et par courrier ordinaire.
Les conservateurs ont indiqué qu'il s'attendait évidemment à recevoir beaucoup de candidatures, mais se sont tout de même dit surpris par le nombre de candidats autoproclamés.
Un membre du personnel conservateur a indiqué avoir reçu un courriel d'un ancien professeur du secondaire avec qui il ne s'était jamais bien entendu et dont il n'avait pas eu de nouvelles depuis plusieurs années.
Le salaire d'un sénateur est de 130 000 $ par année, il n'a pas à vivre le stress d'une élection, et les règles lui permettent d'occuper d'autres emplois ou d'autres fonctions au sein d'une entreprise.
L'appétit pour ces postes semble avoir grandi au fil des années parmi les partisans conservateurs qui doutaient pouvoir profiter un jour de telles nominations partisanes.
Quand les conservateurs ont repris le pouvoir après avoir été confinés aux banquettes de l'opposition pendant 13 ans, M. Harper a promis de réformer la Chambre haute.
Mais ces tentatives ont été vaines pour l'instant.
Le premier ministre a finalement annoncé la semaine dernière qu'il procèderait à des nominations politiques.
Les conservateurs ont soutenu que les candidats choisis les aideraient à faire accepter la réforme du Sénat.
Des critiques se sont fait entendre, notamment de la part de premiers ministres provinciaux et de constitutionnalistes qui craignent que la réforme du Sénat fasse plus de mal que de bien.
Ils soutiennent que le plan de M. Harper transformerait la Chambre haute en une entité plus puissante et semi-démocratique. Les opposants notent que certains membres du Sénat seraient élus et d'autres pas et que des projets de loi déposés aux Communes pourraient plus fréquemment être bloqués.
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