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On saura mardi si le policier qui a tiré sur Fredy Villanueva sera accusé

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 0:00
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MONTREAL - Le Directeur aux poursuites criminelles et pénales, Louis Dionne, annoncera mardi après-midi au Palais de justice de Montréal, si le policier qui a tiré sur Fredy Alberto Villanueva devra faire face à la justice.
Fredy Villanueva est mort à l'âge de 18 ans, le 9 août dernier, dans un parc de l'arrondissement Montréal-Nord, quand un policier a fait feu sur trois garçons qui s'étaient apparemment rués sur sa collègue.
Selon le Service de police de la Ville de Montréal, les agents voulaient arrêter un individu recherché qu'ils venaient de repérer, mais avaient plutôt été encerclés par une vingtaine de jeunes.
Nombreux sont ceux qui avaient jugé sévèrement le travail des policiers, estimant que si l'un d'eux s'était vraiment senti menacé, il aurait d'abord dû tirer en l'air ou viser un bras ou une jambe. Selon certains, les agents auraient aussi pu utiliser le poivre de Cayenne ou même le pistolet à décharge électrique, si controversé soit-il.
D'autres avaient fait valoir qu'en pareilles circonstances, en vertu des techniques enseignées à l'Institut national de police de Nicolet et compte tenu du peu de temps dont un policier dispose pour prendre une décision - une fraction de seconde - il doit viser le centre du corps.
Le ministre de la Justice, Jacques Dupuis, s'était engagé à ce que l'enquête de la Sûreté du Québec (SQ) sur les événements soit effectuée "en toute transparence". La SQ avait ensuite rencontré plus de 75 témoins, étudié la scène du drame, et effectué des analyses techniques sur les éléments de preuve.
Le quotidien La Presse affirmait au début octobre que le rapport d'enquête de la SQ avait conclu que le policier pouvait invoquer la légitime défense. Mais le bureau du Directeur aux poursuites criminelles et pénales avait rapidement indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise.
Emeutes
La mort du jeune homme avait provoqué de violentes émeutes à Montréal-Nord dans la nuit du 10 au 11 août.
Bilan: quatre personnes avaient été blessées, dont une policière atteinte à une jambe par un projectile d'arme à feu, et on dénombrait une vingtaine d'introductions par effraction dans des commerces, une quarantaine de méfaits, près d'une dizaine de voitures incendiées, et trois camions de pompiers endommagés.
Ces événements avaient relancé la réflexion sur l'intégration des communautés culturelles de même que sur les relations entre les policiers et celles-ci.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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