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Le pourcentage de francophones hors Québec décline lentement mais sûrement

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 décembre 2008 à 1:00
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WINNIPEG - Le pourcentage de familles hors Québec dont la langue parlée à la maison est le français a décliné lentement mais sûrement au cours des dernières décennies.
Le nombre de résidences manitobaines où le français était le plus souvent la langue d'usage a chuté de 1 pour cent entre 2001 et 2006 selon les données du dernier recensement de Statistique Canada. L'Ontario a quant à elle noté une baisse de 0,2 pour cent et le taux en Saskatchewan a chuté de 12 pour cent. Dans la seule province canadienne officiellement bilingue, le Nouveau-Brunswick, une baisse de 1,6 pour cent a été observée.
Si l'on remonte encore plus loin au cours des dernières décennies, les chiffres dépeignent un changement encore plus draconien. Entre 1951 et 2001, le pourcentage de personnes en dehors de la province de Québec dont le français était la langue maternelle a chuté de 7,3 pour cent à 4,4 pour cent.
Et puisqu'il y a moins de francophones, ceux qui restent ont plus de difficulté à se trouver des amis, des voisins ou des commis d'épicerie partageant la même langue. De surcroît, si les enfants francophones ne peuvent pas parler français au quotidien, ils ont moins de chance de conserver leur langue maternelle une fois adultes.
Un rapport de Statistique Canada datant de 2007 révèle qu'en dehors du Québec, la prédominance du français dans toutes les sphères sociales est une réalité seulement au sein de populations francophones de certaines régions du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario situées à proximité de la frontière québécoise.
Les provinces ont mis la main à la pâte pour renverser la tendance. Le gouvernement manitobain a tenté d'attirer davantage d'immigrants francophones et a augmenté les services judiciaires ainsi que d'autres programmes offerts en français. L'Ontario finance une chaîne télévisuelle en français, TFO, et possède également 12 commissions scolaires francophones.
Mais pour plusieurs, le facteur le plus important demeure l'engagement des parents à transmettre la langue à leurs enfants. C'est le cas de Lynn Penner, une mère de Winnipeg, qui était déterminée à transmettre le français à son fils Mathia, 8 ans. Pour ce faire, elle lui a parlé qu'en français jusqu'à l'âge de 2 ans et l'a inscrit à l'école francophone.
"C'était une décision consciente depuis sa naissance", a-t-elle affirmée. Mais cette dernière admet que cela représente un défi ainsi que beaucoup de travail et ce, malgré qu'elle habite la plus grande communauté francophone à l'ouest du Québec. Son fils, dit-elle, est entouré par une "mer d'anglophones" et il est parfois difficile de trouver des cours de natation ou d'autres activités dans sa langue maternelle.
"J'aimerais convaincre tous les parents francophones pour qu'ils transmettent l'amour de la langue à leurs enfants pour que ceux-ci puisse la maintenir et voient une raison pour la maintenir", a affirmé la présidente de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Mariette Carrier-Fraser.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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