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Peter MacKay n'aime pas l'idée d'armer des combattants des zones tribales

Presse Canadienne Article mis en ligne le 21 décembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - Le plan proposé par Washington visant à armer des combattants des zones tribales de l'Afghanistan pour lutter contre les talibans pourrait être "contre-productif" et il constitue une idée à laquelle le Canada ne souscrit pas, a affirmé le ministre de la Défense nationale du Canada.
La proposition, que l'armée américaine mettra à l'essai avec les quelque 30 000 soldats additionnels qu'elle entend déployer en Afghanistan dès l'année prochaine, a été discutée à maintes reprises par les ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN; et, plus récemment, à Cornwallis, en Nouvelle-Ecosse.
"L'idée d'établir une milice tribale dont l'on discute depuis un certain temps est controversée et nous n'y souscrivons pas", a indiqué le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, lors d'une entrevue avec La Presse Canadienne.
Il a dit préférer l'actuel processus de formation, car il permet de former des soldats davantage dignes de confiance et professionnels.
Même si le plan visant à armer une milice tribale a été débattu lors d'une rencontre le 19 novembre entre les dirigeants des pays ayant des troupes dans le sud de l'Afghanistan, le ministre MacKay a assuré qu'il n'y avait pas eu d'entente autour de la table.
Le secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Robert Gates, n'a pas exhorté les alliés de l'OTAN à se conformer au plan, a-t-il ajouté.
Dès le début de l'année prochaine, les Américains lanceront un projet pilote dans l'est de l'Afghanistan, où les troupes de l'OTAN doivent composer avec une résistance de plus en plus active.
Une stratégie semblable a été menée auprès des tribus sunnites en Irak et y a été considérée comme une formule gagnante.
Le "père" de cette stratégie, le général américain David Petreaus, est aujourd'hui en charge des opérations militaires menées en Irak et en Afghanistan.
Sa proposition implique d'armer des tribus locales sous la direction de gouverneurs de districts, mais avec la supervision de la toute jeune Armée afghane.
Il s'agit d'un plan que d'aucuns considèrent comme chargé de dangers, en raison de la complexité des rivalités dans les politiques ethniques et tribales de l'Afghanistan.
Peter MacKay est l'un de ces sceptiques.
Les tactiques employées en Irak ne sont pas toutes applicables en Afghanistan, a-t-il fait valoir.
"Cela pourrait s'avérer contre-productif, et c'est pourquoi nous préférons recourir au processus de formation", a-t-il conclu.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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