MONTREAL - Le géant du papier journal AbitibiBowater (TSX:ABH) a envoyé une lettre au premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, le menaçant d'intenter des poursuites judiciaires contre la province, en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), au sujet de l'expropriation de ses droits et actifs à Grand Falls-Windsor.
Dans sa missive, envoyée vendredi, l'entreprise exhorte Danny Williams à reconsidérer les mesures prises par son gouvernement.
Le gouvernement provincial a adopté mardi à la hâte une loi visant à exproprier AbitibiBowater de ses actifs hydroélectriques et de ses droits d'utilisation de l'eau et de coupe dans la région de Grand Falls-Windsor, au coeur de Terre-Neuve.
Cette loi a été adoptée après qu'AbitibiBowater eut annoncé la fermeture d'une usine centenaire située dans le centre de Terre-Neuve, supprimant ainsi près de 800 emplois.
Le géant du papier journal estime que la décision de Terre-Neuve-et-Labrador est illégale et qu'elle contrevient à l'ALENA, qui interdit la nationalisation ou l'expropriation d'un investissement effectué sur le territoire d'un pays membre de l'accord.
AbitibiBowater conteste également la procédure de dédommagement permettant au gouvernement d'établir unilatéralement la valeur de ses actifs.
Vendredi, à la Bourse de Toronto, les actions d'AbitibiBowater ont gagné plus de 32 pour cent, clôturant à 53 cents, en hausse de 13 cents.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne