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La course se met en branle au PLC; Manley annonce qu'il ne sera pas candidat

Presse Canadienne Article mis en ligne le 4 novembre 2008 à 0:00
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La course se met en branle au PLC; Manley annonce qu'il ne sera pas candidat
L'ancien ministre John Manley. LA PRESSE CANADIENNE /Fred Chartrand
OTTAWA - Après avoir tâté le terrain au cours des derniers jours pour évaluer ses chances et ses appuis, l'ancien ministre John Manley a décidé finalement qu'il ne se lancera pas dans la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC).
Dans un communiqué de presse diffusé mardi, il a expliqué ne pas avoir "le feu sacré et le souffle" nécessaire pour une telle course, qui occupe par ailleurs toute la place dans les rangs libéraux depuis les derniers jours.
M. Manley a convenu avoir obtenu l'appui de plusieurs partisans et avoir songé sérieusement à se porter candidat à la direction de son parti.
"J'ai mené une vaste consultation et j'ai tenu compte de l'opinion des membres de ma famille. Les nombreuses expressions d'appui financier et autres que j'ai reçues m'ont grandement touché", a-t-il indiqué.
Il a écrit avoir tergiversé pendant un moment.
"Pendant quelques jours, j'ai donc "endossé" mon ancien uniforme et je me suis efforcé de penser à nouveau comme un soldat de première ligne, engagé dans les guerres de tranchées politiques."
Il avoue néanmoins en son "âme et conscience" s'être distancé de "l'arène électorale". Il dit espérer pouvoir "servir son pays", mais cela risque de ne pas être à titre de député.
Depuis la défaite libérale aux élections générales et l'annonce de la démission de Stéphane Dion à la tête du PLC, le nom de cet ancien ministre de Jean Chrétien circulait abondamment parmi la liste des aspirants au poste de chef libéral.
Il était cité aux côtés notamment de ceux de Bob Rae, Michael Ignatieff, Martin Cauchon, Denis Coderre ou Dominic LeBlanc comme potentiel successeur à M. Dion.
M. Ignatieff a d'ailleurs commenté cette décision mardi en fin de journée en invitant son collègue à rester présent parce que le PLC avait besoin de son aide, selon lui.
"J'espère qu'il demeurera engagé, parce que le parti, probablement plus que jamais, a besoin de son expertise économique, de sa maîtrise des relations canado-américaines et de ses conseils bien éclairés", a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.
D'autres collègues de M. Manley accusaient cependant l'ancien ministre des Finances et des Affaires étrangères de s'être prêté au jeu du premier ministre conservateur Stephen Harper en acceptant de rédiger un rapport sur l'avenir de la mission du Canada en Afghanistan.
M. Manley est le second poids lourd à se retirer de la course au leadership, après l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna.
Seuls l'ancien premier ministre ontarien Bob Rae et le jeune député acadien Dominic LeBlanc se sont officiellement lancés dans la course, mais de nombreux autres devraient faire connaître leurs intentions sous peu.
Consensus de la division québécoise
La course à la chefferie occupe pleinement les rangs libéraux depuis quelques jours, puisque l'exécutif du parti se rencontre à Ottawa en fin de semaine pour déterminer le lieu, la date et les modalités du congrès à la direction.
La division québécoise s'y prépare avec grand soin et multiplie les conférences téléphoniques pour ne pas y arriver les mains vides.
"Nous avons eu des réunions afin d'établir un consensus au Québec sur le choix de l'endroit et ce que nous préconisons comme règles pour le prochain congrès", a indiqué en entrevue téléphonique le directeur du PLC section Québec, Robert Fragasso.
Il assure que "plusieurs consensus se sont dégagés" et que les deux représentants québécois n'iront pas à cette rencontre de l'exécutif "en improvisant", même s'il n'a pas souhaité dévoiler la teneur de ces consensus.
Toutefois, selon d'autres informations obtenues par La Presse Canadienne, les représentants québécois tenteront de convaincre leurs homologues issus des autres provinces de la pertinence de tenir le congrès à la direction ailleurs qu'à Vancouver.
Ce congrès, prévu à Vancouver au début du mois de mai, serait trop éloigné de la "masse critique " de délégués, fera-t-on valoir samedi et dimanche prochain, et l'on recommandera de tenter de déplacer le congrès plus au centre du pays, comme en Ontario ou au Québec.
Un changement de lieu pourrait également permettre que soit devancée la date du congrès, que certains trouvent trop tardive, mais pourrait également entraîner un casse-tête logistique puisque plusieurs milliers de personnes y seront attendues.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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