Le personnel et les élèves de l’école secondaire Félix-Leclerc de Pointe-Claire traversent une situation difficile, depuis qu’un employé a été accusé de contacts sexuels avec une mineure de moins de 14 ans qui va à cette école.
Photo: Jacques Pharand
Un orienteur de l’école Félix-Leclerc accusé d’attouchements sexuels
À l’école secondaire Félix-Leclerc de Pointe-Claire, qui compte 1225 élèves, une adolescente dit avoir été victime d’attouchements sexuels dans la journée du 12 février par le conseiller en orientation.
L’élève a profité de la semaine de relâche au début du mois de mars pour déballer son histoire. L’employé, Stéphane Houde, 45 ans, a aussitôt été suspendu avec solde, puis sans solde au moment du dépôt, le 27 avril, d’accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels à l’endroit d’une mineure de moins de 14 ans.
Les parents des élèves de l’école Félix-Leclerc ont reçu une lettre les informant de la situation, précise Annie Favreau, porte-parole de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. «Le but était de les prévenir avant que les médias en parlent», soutient-elle. Cette dernière ne peut toutefois dévoiler le cheminement personnel de l’employé, mis à part qu’il a aussi travaillé à l’école secondaire Pierre-Laporte à Mont-Royal.
Remis en liberté
À la division des agressions sexuelles au Service de police de la Ville de Montréal, le commandant Pierre Leduc a révélé qu’il «ne voit pas d’antécédent au dossier de Stéphane Houde.»
L’orienteur a été arrêté le 27 avril et a comparu le même jour à la Cour criminelle et pénale du Québec à Montréal, où il a été formellement accusé. Il a ensuite été détenu jusqu’au 30 avril, où il a été libéré en échange d’une caution de 500 $. Il reviendra en cour le 13 juin.
Ce cas nous rappelle que, chaque jour, des milliers d’élèves se trouvent dans des écoles et entrent en contact avec le personnel en place. Dans le réseau scolaire, une certaine confiance s’installe les uns envers les autres avec le temps, jusqu’au jour où, parfois, une personne en situation d’autorité sur des enfants dépasse les limites, ou du moins est accusée de le faire.
Photo: Jacques Pharand
Les faits chronologiques
- Attouchements présumés le 12 février
- Dénonciation dans la semaine de relâche en mars
- Suspension de l’employé le temps des procédures
- Accusations déposées le 27 avril
- Détenu jusqu’au 30 avril
- Remis en liberté sous une caution de 500 $
- Retour en cour le 13 juin