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Propos embarrassants sur Facebook

Des élèves de Pointe-Claire suspendus de l'école

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Article mis en ligne le 18 mai 2007 à 15:23
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Propos embarrassants sur Facebook
Serge Laurendeau, président du syndicat des enseignants de Lester B. Pearson. Photo: Stéphane Brunet
Propos embarrassants sur Facebook
Des élèves de Pointe-Claire suspendus de l'école
Des élèves de l'école secondaire St. Thomas se sont amusés à médire contre leurs professeurs sur le site Internet de «Facebook». Conséquences: plusieurs d'entre eux ont été suspendus, mais le syndicat des enseignants veut leur donner une leçon et exige que ces élèves soient déplacés dans une autre école.
Ces événements sont survenus au mois de mars et avril dernier. Les propos scabreux à l'endroit d'une vingtaine d'enseignants pouvaient être lus sur Facebook, un réseau de contacts pour les collégiens. Malgré les menaces à l'égard des paniers percés, les allégations se sont rendues aux oreilles des enseignants ciblés.

Dans une première démarche, l'école et la Commission scolaire ont suspendu les élèves pour quelques jours, une réprimande jugée suffisante par la direction. Compte tenu des sérieuses atteintes à la réputation, les enseignants désirent plutôt ne plus côtoyer ces jeunes et préfèreraient les voir dans une autre école.

«En plus de déplacer les élèves, on veut que l'école informe tous les parents de la situation, affirme Serge Laurendeau, président du syndicat des enseignants. Nous désirons également qu'il y ait une rencontre avec tous les élèves pour les sensibiliser. Il y a une limite à la liberté d'expression, d'autant plus qu'il y a beaucoup d'élèves qui subissent ce genre d'harcèlement.»
Vue d'expert
Alexandre Beaulieu, docteur en psychoéducation et directeur de ce programme à l'UQAT, est d'avis contraire en ce qui concerne le retrait des élèves. «Ce n'est pas une option de les retirer de l'école, les élèves ne se rendent pas compte de leur geste sur Internet, il croit qu'ils sont à l'abri des regards. Selon moi, l'Internet est un média mal compris, les parents doivent surveiller ce que leurs enfants font sur Internet.»

La suspension en soi reste donc une mesure coercitive qui donne peu de résultats, d'après l'expert qui prône davantage des excuses publiques. «Ça a été un geste public, donc les élèves devraient s'excuser à l'Intercom de l'école ainsi que sur le site lui-même. Ça devient aussi une leçon d'éducation pour l'ensemble des élèves qui leur dit que ça ne se fait pas ce genre de choses.»

M. Beaulieu n'est pas d'accord pour que l'école régisse tout ce qui se passe avec les enfants, une responsabilité qui incombe d'abord aux parents. Il observe qu'au secondaire, il y a malheureusement un désintéressement des parents. «Même ceux qui se sentent dépasser par la technologie doivent parler avec l'enfant et s'intéresser à ce qu'il fait sur l'ordinateur, explique-t-il. Et s'il y a de mauvais comportements, il est toujours possible de confisquer l'ordinateur pour un certain temps.»

Photo: Stéphane Brunet

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