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La magie de la non-figuration

L’Abstraction au Québec: hier et aujourd’hui

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 25 mai 2007 à 14:04
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L’Abstraction au Québec: hier et aujourd’hui se déroule jusqu’au 24 juin prochain, à la Galerie d’art Stewart Hall, située au 176, Chemin du Bord-du-Lac, à Pointe-Claire. Photo: Courtoisie ">La magie de la non-figuration
L’exposition L’Abstraction au Québec: hier et aujourd’hui se déroule jusqu’au 24 juin prochain, à la Galerie d’art Stewart Hall, située au 176, Chemin du Bord-du-Lac, à Pointe-Claire. Photo: Courtoisie
La magie de la non-figuration
L’Abstraction au Québec: hier et aujourd’hui
Jusqu’au 24 juin prochain, la Galerie d’art Stewart Hall a le privilège d’accueillir les toiles de Barbeau, Ferron, Leduc, Molinari, Tousignant, etc. Des œuvres signées par des précurseurs de l’art abstrait au Québec, ici mises en relation avec celles de cinq artistes contemporains. Une occasion de découvrir l’évolution, la richesse et la diversité de l’abstraction.
En 1948, Paul-Émile Borduas et les signataires du Refus Global marquèrent un tournant décisif dans l’histoire du Québec, en mettant de l’avant un esprit révolutionnaire qui retentit dans toutes les sphères de la société. Une vague d’artistes préoccupés par les enjeux de l’époque et soucieux de s’exprimer à travers un langage nouveau et émancipé, se tourna vers deux courants en plein essor: l’automatisme et le mouvement plasticien. En peinture, les règles d’or devinrent, dès lors, l’imagination instinctive et l’impulsion spontanée du geste et l’expression artistique prit ses distances vis-à-vis de la logique référentielle, pour apparaître sous des formes de plus en plus abstraites.

Quelques décennies plus tard, l’héritage laissé par les instigateurs de l’abstraction au Québec est toujours aussi vivant. Fiers descendants des automatistes et des plasticiens, les artistes contemporains s’inspirent des qualités formelles à la base de l’art abstrait, mais osent aussi déborder le canevas, en repoussant sans cesse les limites du genre. Afin de mettre en lumière les pratiques courantes de l’abstraction, en lien avec les principes légués par les figures de renoms, la Galerie d’art Stewart Hall a mis sur pied une exposition d’envergure qui vaut le détour.

«L’Abstraction au Québec: hier et aujourd’hui est une de nos plus importantes expositions depuis plusieurs années, affirme Alexandra Hofmaenner, responsable des communications à la Galerie Stewart Hall. Elle regroupe vingt-six œuvres au total; des tableaux des grands précurseurs du mouvement de l’abstraction au Québec, qui sont tirés de la Donation Forget du Musée d’art de Joliette, jumelés à ceux de cinq artistes montréalais actuels: Barry Allikas, Martin Bourdeau, Paul Bureau, Jérôme Fortin et Stéphane La Rue», énumère-t-elle.
Pour le plaisir de l’oeil
«L’exposition est divisée en deux sections: hier et aujourd’hui, ce qui permet aux gens de retracer l’évolution de l’art abstrait à travers le temps, en observant comment les artistes contemporains envisagent cette forme d’art, en comparaison avec leurs prédécesseurs, explique Alexandra. Évidemment, c’est aussi l’occasion pour le public de voir de près des œuvres qui ne sont généralement pas accessibles, parce qu’elles sont conservées dans des réserves. Nous espérons que des noms comme Ferron, Molinari et Tousignant vont sonner une cloche chez les gens, qui vont s’empresser de venir admirer ces toiles grandioses, ne serait-ce que pour le plaisir de l’œil! Car il y a un tel travail du geste, des lignes, des surfaces et des couleurs dans l’abstraction. Ce sont des œuvres non objectives où la peinture crée elle-même ses propres formes, des tableaux qu’il faut prendre tels quels, sans chercher l’idée ou l’intention qui se cache derrière», précise-t-elle.

Photo: Courtoisie

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