À la dictée PGL, Alexandre Kishi a remporté la troisième place de la catégorie «classes d’immersion en français».
Photo: Jacques Pharand
Le bon mot
Troisième place pour Alexandre Kishi à la dictée P.G.L.
Grand lecteur, Alexandre Kishi jongle avec une même facilité avec la langue de Molière ou de Shakespeare. Le jeune garçon de l'école Saint-Anthony a remporté, il y a deux semaines, la troisième place à la finale internationale de la dictée P.G.L., dans la catégorie «classes d'immersion en français».
La grande finale internationale avait lieu le 20 mai dernier, au collège Gérald-Godin. Plus de 1200 écoles à la grandeur du pays ont participé à la dictée cette année. Des jeunes venant d'aussi loin que les États-Unis et le Sénégal participaient également à la finale de mai. La dictée P.G.L. a été mise sur pied par la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, qui s'occupe d'éducation dans les pays sous-développés et de sensibilisation auprès des jeunes Canadiens.
La force du livre
Amos Daragon et La magie du diadème, des livres que le gagnant aime particulièrement, peuvent-ils être des outils pédagogiques? Apparemment oui, et même très puissants, si on en croit l'enseignante d'Alexandre: «Il lit beaucoup. Cela l'a aidé, c'est sûr. Il est très autodidacte. Je ne pense pas qu'il a eu à faire beaucoup de révision à la maison en prévision de la dictée», affirme son professeur de sixième année, Lucie Vinet. Elle a d'ailleurs été agréablement surprise par le succès de son élève. «J'ai trouvé la dictée très difficile», avoue-t-elle. Et pour le jeune garçon? «En français, ce que je trouve le plus difficile, c'est d'accorder les verbes.»
Alexandre Kishi est un garçon d'une force tranquille, et ne s'est pas vanté de ses exploits. Il a fallu l'intervention de Lucie Vinet pour que la classe apprenne la bonne nouvelle. Ses camarades l'ont applaudi à tout rompt. «Certains m'ont demandé si ça me tentait de partager mon prix avec eux», affirme l'élève, le sourire en coin. Il a gagné une bourse de 500 dollars pour ses études, ainsi que divers petits cadeaux, comme des livres, des dictionnaires, le logiciel Antidote. Dans quel domaine se dirige-t-il? Malgré son jeune âge, Alexandre Kishi en a une idée très précise. «Je veux devenir entomologiste, parce que j'aime vraiment les insectes!» explique-t-il.
Lise Audet
Commentaire mis en ligne le 2 juin 2007Je suis très fière de voir un article concernant mon fils dans votre journal, cependant ce n'est pas SA photo qui accompagne l'article. Je crois que c'est très désolant, surtout que la journaliste a rencontré mon fils en personne.