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La campagne en ville

L’Ouest-de-l’île, un bon compromis pour ceux qui passent du village à la ville

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 6 juillet 2007 à 17:14
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La campagne en ville
Photo: Jacques Pharand
La campagne en ville
L’Ouest-de-l’île, un bon compromis pour ceux qui passent du village à la ville
Josée Vaillancourt, demeure dans l’Ouest-de-l’île avec sa famille depuis 1998. C’est le caractère champêtre de la région qui a incité la native de Baie-Comeau à y élire domicile, d’abord à Beaconsfield, puis à Kirkland en 2004.
«Jamais je n’aurais pu vivre à Montréal», explique Josée Vaillancourt, qui a grandi dans le paysage grandiose de la Côte-Nord. Décoratrice et propriétaire d’un commerce à Pointe-Claire, elle a quitté sa campagne natale pour suivre son conjoint Marcel que le travail appelait vers la région métropolitaine. La végétation luxuriante de l’Ouest-de-l’île, les excursions en kayak sur le lac Saint-Louis, le plumage coloré des geais et des cardinaux sont autant de facteurs qui ont su charmer la petite famille. «On n’a vraiment pas l’impression d’être en ville», renchérit-elle.

Non seulement Josée n’a pas l’impression de vivre à Montréal, mais elle n’a jamais besoin de s’y rendre. Que ce soit pour le travail, les sorties culturelles, les rencontres sociales ou le magasinage, la décoratrice de Kirkland trouve son compte dans l’Ouest-de-l’île. « J’ai de nombreuses amies dans le coin et nous avons nos restaurants préférés…Si on veut voir un bon spectacle, on va à la Salle Pauline-Julien ou à Stewart Hall», explique la mère de famille qui déteste rouler sur l’autoroute. La lecture dans un coin paisible de sa cour fleurie, et le jardinage la fin de semaine, sont les activités que Josée privilégie pendant ses rares temps libres.
Pas comme un village
Il arrive toutefois que le bruit du trafic aérien fasse concurrence au gazouillis des oiseaux et que la violence urbaine vienne troubler la paix des résidants de Kirkland. Le 14 septembre dernier, la demeure de Josée a été dévalisée. Lorsqu’elle est rentrée chez elle, les voleurs étaient toujours sur les lieux. «Je commence à peine à m’en remettre», dit la propriétaire, qui n'a heureusement subi aucune agression physique. Les malfaiteurs n’ont toutefois pas épargné ses deux chiens. Cruellement battu, Ralph a dû avoir un remplacement des deux hanches, et Chaplin souffre toujours d’un stress post-traumatique sévère.
Cet événement a permis à Josée de réaliser qu’à Kirkland, l’esprit communautaire se rapproche plus de l’individualisme urbain que de la solidarité du village. Si elle avait été informée que quatre résidences de son quartier avaient été dévalisées quelques jours avant la sienne, peut-être aurait-elle été plus prudente, croit-elle. «Les gens ne se parlent pas beaucoup», admet-elle. Josée explique qu’au village les gens s’entraident spontanément et se sentent à l’aise de courir chez la voisine pour emprunter une tasse de farine.

Malgré les épreuves, son attachement à l’Ouest-de-l’île s’intensifie. Également propriétaire d’une maison à Baie-Comeau, Josée avait jadis planifié de retourner dans son patelin natal lors de sa retraite. Aujourd’hui, elle n’en est plus sûre. «La seule chose qu’il me manque ici, c’est un bord de mer», s’exclame-t-elle. La plage du Cap-Saint-Jacques, et les berges du lac Saint-Louis réussissent toutefois à apaiser les élans nostalgiques de cette enfant du golfe du Saint-Laurent.

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