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Le don de mémoire de madame Dutour

Plus de 30 ans d'histoire de l'Ouest-de-L'île aux Archives nationales

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 10 juillet 2007 à 12:35
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Cités Nouvelles qu'elle amasse depuis la création de l'hebdomadaire, en 1974. Photo: Martin Alarie">Le don de mémoire de madame Dutour
Françoise Dutour a fait don des milliers d'exemplaires du journal Cités Nouvelles qu'elle amasse depuis la création de l'hebdomadaire, en 1974. Photo: Martin Alarie
Le don de mémoire de madame Dutour
Plus de 30 ans d'histoire de l'Ouest-de-L'île aux Archives nationales
Voilà maintenant plus de 33 ans que Françoise Dutour accumule les exemplaires du journal Cités Nouvelles. Cette résidante de L'Île-Bizard a gardé chaque numéro, depuis la première parution le 7 mars 1974.
Mardi dernier, Gérard Boulay, employé de Bibliothèques et Archives nationales du Québec, est venu chercher la précieuse collection, afin qu'elle soit conservée pour les générations à venir. Lui et le petit-fils de madame Dutour ont emballé le tout dans des boîtes, puis l'homme est parti, apportant avec lui plus de 30 ans d'histoire de l'Ouest-de-l'Île. Mais non sans avoir d'abord pris au moins un breuvage, et jasé un peu avec la dame et son petit-fils.

Lorsque la rédaction du Cités Nouvelles a contacté Daniel Chouinard, le responsable des achats et dons pour la collection patrimoniale pour Bibliothèques et archives nationales du Québec, ce dernier s'est rendu compte qu'il manquait plusieurs exemplaires de l'hebdomadaire de l'Ouest-de-l'Île aux Archives nationales du Québec. «J'ai constaté qu'il y avait plusieurs manques, surtout entre 1974 et 1986», note-t-il. Contrairement aux bibliothèques municipales ou universitaires, Bibliothèque et archives nationales est un organisme qui se doit de conserver une copie papier de chaque écrit paru ici. «Normalement, il y a le dépôt légal, depuis 1968. Donc, théoriquement, la collection aurait dû être complète […] Il y a plusieurs manques, notamment parce qu'un incendie a ravagé un des entrepôts au début des années 1980», explique monsieur Chouinard.
Ancrée dans sa communauté
Malheureusement, il est impossible de garder en archives l'intégralité de la mémoire de Françoise Dutour, une dame forte, qui a participé à la construction de sa communauté. Par exemple, elle a participé aux pressions pour faire en sorte que se construise de centre socioculturel à L'Île-Bizard. Par exemple, elle s'est occupée dans les années 1960 et 1970 d'un corps de majorettes, pour occuper les jeunes filles de l'époque. Et la liste continue.
Madame Dutour s'intéresse toujours autant à ce qui se passe dans sa communauté et les politiciens ne peuvent pas l'ignorer. Maire et député l'appellent et vont la voir, lorsque le besoin s'en fait sentir. «J'ai pris la décision de garder les Cités Nouvelles parce que je m'intéresse à la politique», explique-t-elle. Elle fait à elle seule une super publicité pour notre journal: «Je demande régulièrement aux gens: "Lisez-vous le Cités Nouvelles?" C'est le seul journal qui nous renseigne sur la communauté!»

Maintenant que sa collection est partie, que compte faire Françoise Dutour? «Ce que je ferai à présent de mes <@Ri>Cités Nouvelles<@$P>? Dès la semaine prochaine, je continue à les garder, point final.»
«Ce que je ferai à présent de mes <@Ri>Cités Nouvelles<@$P>? Dès la semaine prochaine, je continue à les garder, point final.»
Françoise Dutour, résidante de L'Île-Bizard

Photo: Martin Alarie

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