Le commandant du PDQ 3, Michael Chartrand, considère que le meurtre survenu sur le parvis de l'église demeure un acte isolé.
Le commandant du PDQ 3 se fait rassurant
La mort tragique de Francis Proulx en plein cœur du village a vivement secoué la communauté de L'Île-Bizard. Le commandant Micheal Chartrand tient à rassurer la population: L'Île-Bizard demeure un endroit paisible et sécuritaire.
Le commandant du poste de quartier 3, Michael Chartrand, est catégorique: l'incident qu'il décrit comme «une chicane bien arrosée qui a mal tourné», et qui s'est terminé par le meurtre de Francis Proulx sur la place publique, la fin de semaine dernière, est «un acte isolé, très regrettable, mais qui n'est pas indicatif du climat ou de la situation qui règne à L'Île-Bizard, au contraire, c'est un endroit très tranquille où il fait bon vivre».
De son côté, le curé de la paroisse, l'abbé Robert Lapointe, ne croit pas que ce soit un hasard que cette altercation se soit terminée dans le stationnement devant l'église qui depuis belle lurette est l'endroit de prédilection pour les attroupements, le flânage, la consommation d'alcool et de substances illicites et les bruyants «shows» de boucane. À ce sujet, le commandant Chartrand poursuit avec la même conviction: «C'est un événement isolé. Même s'il y a des infractions, il n'y a pas d'agression ou de voie de fait en cet endroit. C'est surtout le bruit et les cris qui dérangent.»
La mort de l'homme de 37 ans non armé, poignardé à plusieurs reprises, soulève toutefois une question importante: pourquoi le suspect portait-il une arme? «C'est très préoccupant», admet le policier d'expérience qui constate que de plus en plus les jeunes se munissent d'armes. «Si le suspect n'avait pas eu de couteau sur lui, il ne s'en serait pas servi, c'est certain…Le coin est tranquille, il y a beaucoup de policiers qui circulent, il n'y a aucune raison d'avoir un couteau sur soi. D'autant plus que le port d'arme blanche est prohibé par un règlement municipal». Le commandant exhorte les parents à user de leur autorité et à défendre systématiquement à leurs jeunes de porter des couteaux.
Plusieurs citoyens du L'Île-Bizard s'inquiètent du climat qui règne au centre du village, et croient que le stationnement de l'église s'ouvre de plus en plus au trafic de drogue et attire la racaille d'autres municipalités. Sans minimiser les problèmes que les rassemblements de flâneurs engendrent, le chef de police affirme que «ce lieu est fréquenté surtout par les résidants du coin et il n'y a aucune évidence d'activités de gangs de rue…Depuis le début de l'été, les policiers n'ont émis aucun constat d'infraction relié aux stupéfiants.»
Le commandant est toutefois déterminé à rétablir l'ordre au cœur du village et «à rendre cela moins agréable de prendre une petite bière les vendredis et samedis soirs. Notre but est de rétablir le calme dans ce coin-là». Il affirme que les opérations policières vont s'accentuer dans le secteur. Il sera de plus en plus difficile pour les mineurs d'acheter de l'alcool dans les dépanneurs. De plus, la présence des policiers sera renforcée les fins de semaines, et les agents appliqueront une règlementation stricte. «Il fait bon vivre à L'Île-Bizard et nous ferons tout pour préserver cette qualité de vie pour les résidants», promet Micheal Chartrand.
Jacques Pharand<@$p>