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Pour la protection des berges

Florence Turpault-Desroches par Florence Turpault-Desroches
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Article mis en ligne le 6 août 2007 à 14:50
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Pour la protection des berges
Modifiées par les hommes, les berges des cours d'eau dans l'Ouest-de-l’Île contribuent à la pollution de l'eau. Photo: Jacques Pharand
Pour la protection des berges
Jouissants des belles journées chaudes d'été, les habitants de l'Ouest-de-l’Île profitent de la beauté de la Rivière-des-Prairies, du lac St-Louis ou bien du lac des Deux Montagnes pour prendre l'air et se promener. Si le paysage peut paraître fabuleux, plusieurs ignorent que les berges de ces cours d'eau se détériorent, tout comme la faune et la flore qui y habitent, en partie à cause des vacanciers profitant de la nature.
Alors qu'une grande majorité des berges en bordure de l'eau sont artificielles, c'est-à-dire construites par les hommes, on constate une détérioration de la végétation et la formation d'algues, qui nuisent à l'écosystème. «En enlevant la végétation près des cours d'eau, nous contribuons à faire augmenter la chaleur de l'eau, les sédiments et donc, la présence d'algues», déplore Denis Chabot, directeur de l'aménagement urbain et de la patrouille municipale de Beaconsfield.

En construisant des chalets près des points d'eau et en modifiant les remparts naturels de la rivière, on peut certes se bâtir un environnement idéal pour les vacances, mais on risque également de favoriser l'érosion prématurée des berges.

«La majorité des berges de l'Ouest-de-l’Île ont été construites, il y a très longtemps, et rendues artificielles par la suite. Mais ces remparts de béton créer des accumulations de boue et préméditent l'érosion ce qui peut avoir de graves conséquences sur l'écosystème», explique M. Chabot.

Si aucun règlement n'empêche la modification de ces bordures naturelles, les différentes municipalités sont dans l'obligation de s'assurer qu'il n'y ait pas d'abus. «Il n'existe pas de loi empêchant la transformation des berges, mais les municipalités doivent aménager leur territoire en respectant la politique de protection des rives et des littoraux du ministère qui souhaite assurer la survie des composantes écologiques et biologiques des cours d’eau et des lacs», soutient Céline Gagné, relationniste au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

La première étape consiste à sensibiliser les riverains sur l'importance de conserver la vocation naturelle des berges. «Nous devons limiter l'implantation de berges artificielles et pour ce faire, nous devons absolument faire de l'éducation auprès de la population pour protéger nos cours d'eau. Mais pour ça, il ne suffit pas simplement de faire des projets, les citoyens doivent faire leur part», signale M. Chabot, alors que la Ville de Beaconsfield prépare présentement un projet visant à renaturaliser certaines berges, en enlevant des murets de bois ou de béton afin d'ajouter de la végétation.

Si vous souhaitez faire votre part dans la protection des berges, il est recommandé de simplement éviter de jeter des déchets par terre près des cours d'eau, de ne pas nourrir les animaux afin d'éviter leur multiplication, d'éviter d'employer des pesticides et herbicides et de garder un regard critique sur la situation.

Photo: Jacques Pharand

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