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Oriflammes de la controverse

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 4 août 2007 à 13:51
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Oriflammes de la controverse
Les oriflammes de la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue seront remises en place en automne, après leur mise aux normes. Photo: Jacques Pharand
Oriflammes de la controverse
Les 24 bannières vantant les mérites de la petite ville de Sainte-Anne-de-Bellevue ont été retirées du boulevard des Anciens-Combattants à la fin du mois de juillet, suite à la publication d'un reportage du Journal de Montréal.
Le point de controverse: les slogans qui les ornent sont écrits en français d'un côté et en anglais de l'autre. La langue française n'a pas préséance sur l'anglais, comme le veut la Charte de la langue française. Le boulevard des Anciens-Combattants fait le lien entre les autoroutes 40 et 20, il est donc largement utilisé par les automobilistes de la région. Comme chaque côté des oriflammes est unilingue, les conducteurs ont pu avoir l'impression que le message n'était imprimé qu'en anglais.

«C'est une erreur qui a été faite de bonne foi, affirme le directeur général de la petite ville, Martin Houde. Nous ne voulions pas contrevenir à la Charte.» Monsieur Houde souligne d'ailleurs la bonne cohabitation entre les citoyens francophones et anglophones de Sainte-Anne-de-Bellevue, dont le nombre d'individus est à peu près égal. Sainte-Anne-de-Bellevue est une municipalité qui a un statut francophone, contrairement à la plupart des villes voisines de l'Ouest-de-l'Île, explique le directeur général.

Les bannières seront remises après leur correction dès cet automne. «On va garder les mêmes photos et changer le message pour respecter les normes», explique Martin Houde. La réparation coûtera 35 dollars pour chaque oriflamme. Au départ, la Ville avait déboursé 4416 dollars pour la fabrication de ces bannières.

Photo: Jacques Pharand

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