Les Chats
Lettre ouverte à monsieur le maire de Kirkland
Je vis à Kirkland dans un appartement condo depuis bientôt 30 ans. À l'époque quelques personnes y compris moi, étions les heureux propriétaires de chats qui se comportaient comme tous leurs congénères. Ils chassaient les oiseaux trop faibles pour survivre, et des mulots. En fait, ce que ces petits félins ont toujours considéré être leur devoir, est un travail sanitaire envers les humains, lequel en retour les protégeaient, les soignaient, et les nourrissaient. […] Ainsi en plus d'être nourris, ils doivent être vaccinés et stérilisés si on ne désire pas les voir proliférer comme dans certains pays. Régulièrement, nous devons faire établir un bilan de santé par le vétérinaire. Le vétérinaire de Pointe-Claire ne doit pas connaître le décret de la ville de Kirkland qui interdit aux chats de se promener et s'amuser à flairer aux alentours de leur domicile, car pour le choix de mon vaccin, il me demande toujours si mon chat sort à l'extérieur de la maison. En ce qui concerne les soi-disant nuisances, je peux vous assurer que les propriétaires de condos ont toujours eu des fleurs devant leur patio comme aujourd'hui, et personne n'avait l'idée de faire prendre les chats dans d'horribles cages comme celles conçues pour piéger les animaux enragés. […] Le monde, tout ce qu'il contient et tout ce qui y vit, appartient aux êtres dits humains, qui sont pourtant assez stupides pour se faire la guerre et devenir de plus en plus intolérants vis-à-vis des animaux, qui devraient aussi pouvoir s'exprimer et vivre sur cette terre qui leur appartient autant qu'a nous. […]
Je mentionnerai seulement un exemple: un article que j'ai lu il y a deux semaines dans Cités Nouvelles intitulé «Parce que les hommes sont plus terrorisants que les chiens». L'article parle de l'interdiction pour les chiens même tenus en laisse de traverser les parcs.
Je sais pertinemment que ma missive ne fera pas disparaître votre décret, c'est toujours une minorité égoïste qui gagne, mais au moins j'aurais dit ce que je pense et peut-être serais-je un peu comprise par les personnes qui possèdent encore un iota de bon sens, celles qui éprouvent de l'amour pou un peu plus de créatures que leur seule famille et disposent d'une pincée de tolérance.
Geneviève Perreau, Kirkland