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Malbouffe: un plan noble, mais déjà intégré dans l'Ouest-de-l'Île

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 21 septembre 2007 à 20:15
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Malbouffe: un plan noble, mais déjà intégré dans l'Ouest-de-l'Île
Dans son plan pour sortir la malbouffe des écoles, le gouvernement du Québec souhaite que les municipalités modifient leur règlement sur le zonage afin d'interdire la venue de commerces de ce genre à proximité des écoles. Photo: Jacques Pharand
Malbouffe: un plan noble, mais déjà intégré dans l'Ouest-de-l'Île
Dans l'Ouest-de-l'Île, les écoles affiliées à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) possèdent déjà une politique alimentaire depuis 1998. Mais Québec souhaite, avec son plan d'action pour une saine alimentation dans les écoles, que les municipalités interdisent les futurs commerces de malbouffe à proximité des écoles.
«Je salue la tentative du gouvernement d'améliorer la santé des jeunes. C'est plein de bon sens, fait valoir Ed Janiszewski, maire de Dollard-Des Ormeaux. Mais on ne peut rien faire, comme municipalité, contre les commerces de malbouffe existants et qui sont accessibles à pied en cinq à dix minutes, car ils possèdent des droits acquis.»

Selon lui, le souhait de Québec ne s'applique pas à sa municipalité. «Nous n'avons pas d'espace sur notre territoire pour ajouter des infrastructures, peu importe leur utilité. On n’est donc pas affecté par cela», affirme-t-il.
Contrer l'embonpoint
Annie Favreau, responsable des communications à la CSMB, appuie le vœu du gouvernement selon lequel les municipalités puissent modifier leur règlement de zonage pour interdire les commerces de malbouffe à proximité des écoles.
«Cela démontre une volonté de contrer le fléau de l'embonpoint», estime-t-elle. Mme Favreau soutient que ce plan, ajouté à la promotion de l'activité physique, constitue un véritable projet de société.

Le plan gouvernemental satisfait même l'Union des municipalités du Québec. Cet organisme soutient que l'amélioration des saines habitudes de vie chez les jeunes pour contrer l'embonpoint et le manque d'exercice physique passe par la prévention et la promotion de comportements plus sains, afin d'éviter une crise de santé publique.
Des cafétérias santé
Selon Annie Favreau, le plan de Québec «ne change pas grand-chose, parce que la CSMB possède une politique alimentaire depuis la fusion des commissions scolaires en 1998». Elle soutient qu'un travail d'harmonisation a eu lieu depuis et que la CSMB a récolté deux prix concernant sa politique alimentaire.
Mme Favreau assure aussi que les services de cafétéria dans les écoles sont très populaires auprès des jeunes. «Il n'y a pas de friture ni de gras ni de boissons gazeuses dans les écoles de la CSMB. De plus, nous avons ajouté un programme éducatif à notre politique alimentaire. On a notamment fait état du lien entre l'image corporelle et la bonne nutrition.»

Selon elle, les menus de cafétéria sont sains, équilibrés et comprennent des produits des quatre groupes alimentaires. «Nous avons divers menus et un choix santé. Par exemple, certaines écoles ont un bar à sandwichs avec du pain de blé au lieu du pain blanc. Partout, on améliore la fraîcheur des aliments et la variété des menus.»
Pas une priorité au conseil d'établissement
Nicole Rodrigue, présidente depuis cinq ans du conseil d'établissement de l'école secondaire des Sources, à Dollard-Des Ormeaux, qui compte environ 1500 élèves, estime que la malbouffe n'est pas un sujet de discussion chaque année.
«On ne reçoit pas de plaintes, alors on discute d'autres choses, comme le port d'un costume à l'école et les orientations de la CSMB concernant le changement d'horaire et l'interdiction de fumer à moins de 50 mètres des portes de l'école», explique Mme Rodrique à propos des sujets qui ont retenu l'attention du conseil depuis deux ans.

Concernant la malbouffe, elle affirme que les menus de la cafétéria sont déterminés par un diététiste de la CSMB. Elle estime donc que les repas sont «sains, équilibrés et plaisent aux élèves». Il y a rarement des frites et pas beaucoup de malbouffe, ajoute-t-elle. En fait, le menu, qui change chaque quatre semaines, peut comprendre des pépites de poulet et des hamburgers au porc, «mais les repas sont toujours accompagnés d'une soupe et de légumes».

De plus, Nicole Rodrigue souligne que l'établissement d'enseignement ne vend plus de croustilles ni de boissons gazeuses dans des distributrices depuis longtemps déjà. «On n'a rien contre le plan du gouvernement, on suit les directives de la Commission scolaire», conclut celle qui a quatre enfants, qui préfèrent les lunchs préparés à la maison.
«On améliore la fraîcheur des aliments et la variété des menus.»
- Annie Favreau, responsable des communications à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

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