Une foule de 3500 personnes a assisté à la cérémonie d’ouverture de la coupe des présidents.
Concert d’éloges, malgré quelques bémols
Commentaires sur le déroulement de la Coupe des Présidents
Alors que Cités Nouvelles¬ va sous presse en ce vendredi 28 septembre, l’organisation de la Coupe des Présidents semble avoir été prodigieusement efficace. Dans le concert d’éloges, quelques bémols méritent toutefois d’être entendus.
Trafic et circulation
De façon générale, les opérations reliées à la gestion de la circulation ont atteint leurs objectifs. La présence policière intensive, l’instauration de navettes et de stationnements spéciaux ont réussi à maintenir un flot d’automobiles acceptable, quoiqu’il augmente au fur et à mesure que la compétition avance. En ce vendredi midi, même les résidants de DDO ressentent les soubresauts du méga-événement. Les 15 000 places de stationnement sous les lignes de haute tension sur Salaberry se sont remplies très rapidement, et la rue a dû être fermée pour quelques heures. «Nous dirigeons les gens vers d’autres stationnements», explique le commandant Michael Chartrand.
En ce qui concerne les résidants de L’Île-Bizard, la plupart d’entre eux ont trouvé que leur quotidien n’a pas été trop dérangé par la compétition internationale, tel que rapporté dans notre vox pop hebdomadaire (à lire en page 9). Cependant, il est important de mentionner que les résidants qui demeurent près du golf ont beaucoup souffert de la procédure mal conçue qui les obligeait à faire un détour de vingt minutes sur le chemin Bord-du-lac. De plus, plusieurs d’entre eux se sont plaints de la barricade policière au coin de la montée de l’Église qui était pratiquement impénétrable, même avec carte d’identité, preuve de résidence et vignette.
Un autre manque d’élégance à l’endroit de la population de L’Île-Bizard a été relevé par l’absence d’un stationnement sur l’île où les résidants souhaitant assister à l’événement auraient pu laisser leur voiture. Le territoire étant grand, certains ont tenté de laisser leur véhicule chez IGA ou autre stationnement public, étant donné qu’aucun des stationnements temporaires ne leur était ouvert. La consigne était de les envoyer stationner pour 15$ à DDO, pour qu’ils prennent la navette et reviennent sur l’île.
Cérémonie d’ouverture et autres réussites
Mercredi soir, à la sortie des gradins aménagés pour la cérémonie d’ouverture, les éloges fusaient de partout. La foule de golfeurs amateurs a beaucoup apprécié cet événement enrobé de musique militaire où discours, hymnes nationaux et hissage de drapeaux se sont succédé. Georges H. W. Bush, Stephen Harper, Jean Charest et autres dignitaires sont passés tour à tour derrière le micro. Les spectateurs ont toutefois su reconnaître, au-delà du flafla protocolaire, les véritables vedettes et ont applaudi avec ferveur les 24 joueurs des deux équipes.
«C’était de toute beauté», déclare Harry, venu de la Nouvelle-Écosse avec Shirley, sa conjointe. Les deux passionnés de golf ont pu observer la technique de leurs idoles durant cette deuxième journée d’essais. «Ce n’est pas comme à la télévision, il faut venir sur place pour vraiment apprécier la difficulté d’un coup», ajoute-t-il. Daryl et Ramona, venus de l’Alberta, sont heureux d’avoir pu faire signer leurs casquettes par Mike Weir. «Demain, les vraies parties commencent, les joueurs seront beaucoup plus distants», dit Ramona. Selon ces grands fans de golf, l’édition 2007 de la Coupe des Présidents est digne des plus grands événements de la PGA.
Jacques Pharand<$p>
Pierre Archambault
Commentaire mis en ligne le 30 septembre 2007Monsieur le Maire,
Je viens de passer une heure d'enfer en tentant de rentrer chez moi. Je veux bien être patient, mais il y a des limites...
On nous avait assurés que la police ferait tout en son pouvoir pour que la circulation soit la plus fluide possible. Malheureusement, la visite à leurs yeux a plus d'importance que les résidents. Tandis que deux voies étaient à leur disposition pour sortir de l'Île, nous n'en avions qu'une seule pour rentrer. Et ce, même si le flot de circulation vers l'extérieur était constant et fluide et ne nécessitait visiblement pas deux voies sur le pont. Nous avons passé de très longues et angoissantes minutes arrêtés sur le pont qui vacillait sous le poids des autobus qui filaient allègrement. Nous avions le sentiment d'être des trouble-fêtes qui ne méritaient pas de rentrer chez eux.
Il me semble qu'un juste partage de la route aurait été de mise. Les visiteurs sont généralement des personnes à l'aise qui pourraient de temps à autre faire preuve de patience. Ce sont eux qui viennent troubler notre vie paisible. Nous ne demandons pas le privilège d'être favorisés, mais plutôt celui d'être traité à égalité.
J'espère que pour la fin de semaine, vous allez faire en sorte que nous ne soyons pas pris en otage dans une circulation qui promet d'être complètement folle.
Merci de votre attention
Pierre Archambault
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