Francis Scarpaleggia soutient que le Canada doit mettre au clair, lors de prochaines rencontres avec les États-Unis et le Mexique que «l’eau canadienne est soustraite au libre-échange».
(Photo: Courtoisie)
Au nom de l’eau
Scarpaleggia nommé porte-parole sur la question de l’eau
Un nouveau poste a été créé au sein du cabinet fantôme libéral à Ottawa, et c’est Francis Scarpaleggia qui y a été assigné: porte-parole libéral sur la Politique relative aux eaux.
Ainsi, le 9 octobre dernier, le politicien fédéral, résidant de Kirkland, est devenu le critique de l’opposition en matière d’eau. «Notre chef croit que la question de l’eau est tellement importante que ça mérite un poste indépendant», explique le député de Lac Saint-Louis, également membre du comité permanent de l’environnement et du développement durable de la Chambre des communes. «Ce dossier m’intéresse depuis longtemps… j’ai même présenté une motion à la chambre des Communes pour créer un poste de ministre affecté à l’eau.»
Selon le politicien, la gestion de l’eau relève de plus de 20 ministères et organismes fédéraux. «Il faudrait un ministre junior, ou un secrétaire d’état pour coordonner tous les dossiers qui se rapportent à l'eau.»
Changements climatiques, pollution et contamination aux algues bleues, infrastructures municipales, eau potable dans les communautés autochtones, recherche et exportation de l’eau sont quelques-uns des dossiers relatifs à l’eau qui préoccupent le député fédéral. «Il faut investir davantage dans la recherche et la science, on ne sait même pas quel est le volume de la nappe phréatique au Canada.»
Structures municipales
Francis Scarpaleggia considère que plus de fonds devraient être injectés dans le développement et la rénovation des structures municipales, particulièrement dans l’est du pays (incluant le Québec), où les villes sont vieilles. «À Montréal, le système d’aqueduc est très vieux. On perd 40% de l’eau à cause d’un système de distribution désuet», affirme le politicien.
Exportation de l’eau
«Il est d’intérêt national de mettre de toute urgence l’eau douce du Canada à l’abri du risque de son exportation massive», déclare le nouveau porte-parole. Il suggère qu’avec des voisins comme les États-Unis, qui dans un avenir proche auront soif de l’eau du Canada, il sera important d’user de prudence et de développer des règles cohérentes entre les provinces. «Le gouvernement fédéral doit amener les provinces à adopter des lois harmonisées interdisant les échanges d’eau entre bassins à l’intérieur du Canada, car si on les autorisait chez nous, certains soutiendraient qu’en vertu de l’ALENA, le Canada devrait logiquement les autoriser aussi avec d’autres pays.»
(Photo: Courtoisie)