Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Cités Nouvelles
Actualités
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Bilan sur les horodateurs à Sainte-Anne de Bellevue

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
Voir tous les articles de Marie-Claude Simard
Article mis en ligne le 20 octobre 2007 à 8:38
Soyez le premier à commenter cet article
Bilan sur les horodateurs à Sainte-Anne de Bellevue
Lisette Lamothe, gérante du restaurant Peter’s Cape Cod, n’aime toujours pas les horodateurs. (Photo: Jacques Pharand )
Bilan sur les horodateurs à Sainte-Anne de Bellevue
Après une période d’essai de huit mois qui a suscité beaucoup de controverse, les horodateurs sont là pour rester au cœur de Sainte-Anne-de-Bellevue. La ville est sans équivoque: ces machines à sous améliorent la fluidité de la circulation et génèrent des fonds bénéfiques pour tout le monde. La réaction des commerçants est mitigée.
Mardi le 16 octobre, la ville de Sainte-Anne de Bellevue a convoqué les médias pour les informer des multiples projets de développement qui seront effectués d’ici 2011. En plus de la reconstruction du pont Galipeault déjà entamée par le ministère des Transports, la ville prévoit refaire le système d’aqueduc, terminer la piste cyclable, prolonger le boulevard Morgan et construire un mur antibruit le long de l’autoroute 20.

Nul doute cependant, le point chaud à l’ordre du jour était la question de l’utilisation prolongée des horodateurs dont les revenus financeront en grande partie la réfection de la rue Sainte-Anne. (Voir tableau des revenus générés).

Selon le directeur général Martin Houde, les bornes de stationnement payant ont rempli leur objectif principal, soit d'assurer un roulement dans les espaces de stationnement au centre-ville. «Des espaces sont maintenant plus souvent disponibles dans les zones achalandées et le travail des agents de sécurité publique est facilité» dit-il.

À la lueur des chiffres présentés par Olivier Van Neste, superviseur à la Sécurité publique, il est clair que les horodateurs remplissent également une fonction lucrative importante (voir tableau). En combinant les sommes amassées dans les bornes et celles générées par les amendes de 42$, la projection de revenu annuel s’élève à 340 000$. En fait, ce revenu rendra possible le projet de réfection du segment central de la rue Sainte-Anne qui devrait être amorcé à l’automne 2008. «Cette source de revenus injectée dans un financement échelonné sur 20 ans payera largement la partie municipale de la facture, soit 70% du budget», explique le directeur général. Les dépenses relatives aux égouts et à l’aqueduc seront subventionnées par l’agglomération.

Les commerçants ne se rallient pas tous à l’enthousiasme de la ville, mais l’opposition aux horodateurs a diminué de moitié depuis leur instauration en février. «Au début, presque tous les commerçants étaient contre, et maintenant c’est 50%, explique Gordon Robinson, président de la Société de développement commercial (SDC) à Sainte-Anne-de-Bellevue. Leur principale préoccupation est désormais la quantité des amendes que leurs clients récoltent. Martin Houde promet toutefois que la ville fera des efforts pour mieux identifier les horodateurs et pour également informer les clients de l’existence de stationnements gratuits à quelques rues de l’artère principale.

Voici quelques points de vue récoltés auprès des commerçants.
Contre les horodateurs
Lisette Lamothe, gérante du restaurant Peter’s Cape Cod, soutient que le bilan du projet-pilote des horodateurs est très négatif. Établi à Sainte-Anne de Bellevue depuis 17 ans, son restaurant devra fermer pendant cinq mois cette année. «Normalement, on ferme de six à huit semaines, mais on a perdu beaucoup de clients cette année. Dès que les horodateurs ont été implantés, on a remarqué une différence. Il y a une quantité énorme de clients qui ont des contraventions et qui sont très fâchés… le projet ne s’est pas fait de façon démocratique».
Modérément contre
Alain Brunet, propriétaire de la pharmacie Uniprix, n’ose pas se prononcer, car il admet ne pas être à jour dans le développement du projet. Il n’a pas assisté aux dernières réunions de commerçants, qui selon Gordon Robinson, ont été beaucoup plus positives que les précédentes. Le pharmacien soulève toutefois des questions intéressantes. Considérant que les sommes récoltées par les horodateurs sont presque entièrement soutirées aux non-résidants, il se demande: «Comment justifier que les visiteurs paient pour nos rénovations? Je ne trouve pas cela très chaleureux.» Il admet que les horodateurs ont une utilité durant les quelques mois d’achalandage, mais trouve cela gênant de faire payer les gens lorsque la rue est déserte.
Pour les horodateurs
Dwaine Baker, propriétaire de la Boutique Pragai, a ouvert son commerce il y a deux ans. «Nous sommes nouveaux, et nous grandissons avec les horodateurs. Nous allons de l’avant.» Il trouve que la discorde concernant les horodateurs n’aide pas le climat en général et n’est pas constructive pour les projets de l’avenir. II ne trouve pas que les clients sont plus fâchés qu’avant. «Il y a beaucoup de parkings gratuits sur les petites rues. Il est toujours possible de stationner gratuitement à Sainte-Anne.»
Revenus générés par les horodateurs entre le 1er février et le 30 septembre 2007 (8 mois)
214 675,90$: Revenus bruts

107 337,95$: Revenus nets pour la ville (50%)

152 610,00$: Revenus provenant des amendes

5 087: Nombre de constats d’infraction

177 653: Nombre de transactions.

20% des transactions ont été effectuées par des résidants qui ont trois heures gratuites à chaque utilisation. Ainsi, la presque totalité des revenus est générée par des gens de l’extérieur.

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net