Le Complexe sportif St-Raphaël peut tourner la page. La signature d'un contrat de services de 20 ans avec l'arrondissement permet d'espérer des jours meilleurs.
32 mois plus tard
L'avenir du Complexe sportif St-Raphaël enfin assuré
Mardi soir dernier, les membres du C.A. du Complexe sportif St-Raphaël avaient le cœur à la fête. Après 32 mois d'efforts soutenus, ils ont enfin procédé à la signature d'une entente de services de 20 ans avec l'arrondissement L'Île-Bizard-Ste-Geneviève.
«C'est une soirée très spéciale parce qu'avec toutes les péripéties qu'a connu le Complexe, les gens étaient inquiets, a exprimé le maire, Richard Bélanger. Mais ce soir, on sait que nos jeunes vont pouvoir continuer à utiliser ces services pour longtemps.»
Rappelons que le centre sportif de L'Île-Bizard a connu plus d'un problème depuis son agrandissement en 2004. Embourbé dans un marasme financier, avec des travaux non complétés et un roulement d'administrateurs, le Complexe n'était pas en mesure de préserver une bonne réputation. Dans la tourmente, les membres du C.A. en place depuis février 2005 y ont pourtant cru et ont tenu à bout de bras la survie du Complexe jusqu'à maintenant.
Une bon coussin
L'entente de services de 500 000 dollars par année comprend la location de la patinoire, du gymnase et d'un plateau sportif (voir tableau). Bien que l'arrondissement ait annoncé cette entente en janvier dernier, le Complexe ne pouvait obtenir un refinancement global de la Caisse populaire Ste-Geneviève de Pierrefonds sans la signature officielle du contrat.
Maintenant, c'est chose faite. Cette entente à long terme avec la ville crée un effet de levier et la Caisse a accordé un refinancement de 5 millions 20 mille dollars sur 25 ans. Ce montant inclut l'argent nécessaire pour les réparations de la bâtisse et une marge de manœuvre pour assurer une saine gestion.
«Le refinancement, c'est d'abord et avant tout un prêt dans lequel on ramasse tout», a expliqué le directeur général de la Caisse populaire, Robert Bouillon qui est lui aussi très heureux du dénouement. «SODEM a fourni un plan de travail pour évaluer comment il fallait procéder pour les travaux. Plusieurs rapports ont été demandés à des spécialistes pour que l'analyse soit complète et surtout pour que la solution négociée permette au Complexe de ne pas avoir trop de surprises. C'est difficile d'être mieux préparé que ça», a-t-il soutenu.
Mise à niveau
Les travaux ont donc été répartis en trois phases selon des degrés de priorité par la firme SODEM qui a agi à titre d'expert.
Selon le directeur général du Complexe, Michel Coulombe, ce qui n'avait pas été fait dans le brouhaha de l'agrandissement en 2004 (parements métalliques à l'extérieur, étanchement des portes et fenêtres, drainage de la fosse du gymnase et réfection de la toiture) sera terminé d'ici la fin décembre. La surfaceuse sera aussi mise à niveau pour améliorer la qualité de l'air dans l'aréna.
Lors de la soirée, le président du C.A., Alain Wilson, a tenu à préciser que le Complexe est avant tout une entité publique gérée par un OBNL et que la ville est le principal partenaire d'affaires avec un peu plus de 40% du chiffre d'affaires du centre sportif.
Le Complexe devra vivre tout de même avec un budget serré et les membres du C.A. se serviront d'ailleurs de leur statut d'OBNL pour organiser des campagnes de financement. Et ce ne sont pas les idées qui manquent pour bonifier le Complexe. M. Coulombe aimerait bien changer l'atmosphère du restaurant pour donner plus de vie, créer une terrasse à l'extérieur et attirer d'autres locataires. «Il y a encore beaucoup de potentiel de croissance et on veut profiter de l'élan de cette nouvelle pour confirmer aux citoyens que nous sommes plus fringants que jamais.»
Contrat de services de l'arrondissement
- Montant total: 516 188$/an
- 354 288$ pour 1600h de glace: 221,43$/h
- 77 700$ pour 2000 h de gym: 38,85/h
- 84 200$/an pour espace de 5500 p.c.: 15,31$/p.c.
Prêt hypothécaire
- 5 020 000$
- Sur 25 ans
- Premier terme 5 ans
- 31000$/mois
- Remboursement de capital la 1re année: 100 000$