Hasitha Sendiyaliyana, son frère Ashen et Férérique Dumont s'entraînent au badminton sous la supervision de Réal Labelle, dans leur programme respectif de sport-études. (Photo: Marie-Claude Simard)
Étudiants, à vos raquettes!
Programme de sport-études en badminton
Il n'y a pas que le soccer qui est populaire au Québec. Bon nombre d'étudiants s'intéressent aussi au badminton. Les inscriptions sont d'ailleurs passées de 7 à 52 en trois ans dans le programme de sport-études en badminton qui est offert dans quatre écoles de l'Ouest-de-l'Île, dont Jonathan-Wilson et des Sources. Un plan pour développer une certaine relève.
«Nos joueurs-étudiants n’avaient jamais pratiqué ce sport ou connu le badminton compétitif avant de se joindre au programme», affirme Réal Labelle, initiateur du sport-études en badminton.
En fait, les deux critères principaux pour faire partie du programme sont de démontrer des habiletés sportives, du moins le sens du jeu, et d'avoir une moyenne académique de 75%.
«J'ai développé un concept unique au Québec, puisque les écoles établissent l'horaire académique de façon à libérer les étudiants pour qu'ils suivent la formation en badminton que je donne», explique M. Labelle, qui recrute dans les écoles.
Il anticipe retenir 75 inscriptions l'an prochain et prévoit donc engager un troisième entraîneur pour assurer l'enseignement requis aux joueurs.
Développer des athlètes
Le but de l'école de badminton de Réal Labelle est de contribuer à la progression des joueurs-étudiants. «Nous voulons grandir avec nos athlètes et leur offrir les services nécessaires à leur développement», affirme l'entraîneur-chef.
Celui-ci estime que ses athlètes peuvent devenir en deux ou trois ans des joueurs performants sur la scène provinciale et même canadienne.
M. Labelle prend en exemple trois jeunes de Pierrefonds qu'il entraîne, soit Frédérique Dumont, âgée de 13 ans, et les frères Hasitha et Ashen Sendiyaliyana, âgés de 12 et 9 ans, qui commencent à connaître un certain succès sur la scène provinciale. «Grâce à mon programme, cette nouvelle génération de joueurs n’aura plus besoin de quitter la région de l'Ouest-de-l'Île pour joindre des clubs plus performants», prédit-il.
Déjà des champions
En fait, les frères Sendiyaliyana ont déjà atteint le sommet en remportant dernièrement le tournoi provincial à Gatineau et une compétition à Drummondville, en double dans la catégorie pee-wee.
Hashita a de plus gagné le titre en simple à Gatineau, tandis que Ashen l'a imité à Drummondville, pendant que Hashita, monté dans la catégorie benjamin, atteignait la demi-finale en simple et en double mixte avec sa partenaire de double, Frédérique Dumont, qui s'est aussi rendue en finale du double féminin. Le duo avait atteint la troisième ronde à Gatineau.
Grâce à ces victoires, Hasitha est classé meilleur joueur pee-wee masculin au Québec, estime M. Labelle, qui le fait donc jouer avec les benjamins, une catégorie d'âge plus élevée.
«Hasitha est un futur champion canadien, soutient son entraîneur. Il fera d'ailleurs son entrée dans un tournoi canadien en janvier à Montréal.» Les trois joueurs participeront aussi à des compétitions à Sherbrooke et dans les Basses-Laurentides au début de l'année 2008.
Parents modèles
Le trio de jeunes de Pierrefonds a d'autres points en commun. Ils se sont tous intéressés au badminton parce qu'au moins un de leurs parents a pratiqué ce sport. Et ils ne cherchent pas la victoire à tout prix.
«Nous voulons avoir du plaisir, tout en faisant de l'exercice», prétendent les frères Sendiyaliyana, qui fréquentent l'école primaire Marguerite-Bourgeoys à Pointe-Claire. «Je veux m'amuser, mais aussi être dans les favorites», confie Frédérique, une étudiante de deuxième année à l'école secondaire des Sources, à DDO.
Cette dernière joue aussi un peu au soccer durant l'été, tandis que le duo de frères, qui est arrivé au Québec en janvier en provenance du Sri Lanka, pratique aussi la natation. Pour chacun d'eux, rien n'équivaut à se trouver sur un terrain de badminton.