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Promis maman!

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 8 décembre 2007 à 9:48
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La promesse de l’aube sera présentée à la Salle Pauline-Julien le 14 décembre prochain, à 20h. ">Promis maman!
La pièce La promesse de l’aube sera présentée à la Salle Pauline-Julien le 14 décembre prochain, à 20h.
Promis maman!
Adapter pour la scène La promesse de l’aube, de Romain Gary, voilà un défi qui allait de soi pour André Melançon, qui a vu naître entre les lignes des personnages de théâtre. Aujourd’hui l’histoire prend vie avec, au centre, une mère, son fils et l’inébranlable lien qui les unit.
La promesse de l’aube, écrite en 1960, est une œuvre marquante de l’écrivain français d’origine russe Romain Gary, un diplomate et pilote de guerre qui a aussi publié sous le pseudonyme d’Émile Ajar. Un roman autobiographique dans lequel l’écrivain raconte comment il est devenu un homme dans le regard de sa mère qui, toute son existence durant, a nourri des aspirations démesurées à l’égard de son unique garçon adoré.
Une mère entière à la main de fer
«La mère, ô mon Dieu, c’est une femme très intense au courage absolu! Une femme entière, exaltée, cultivée et amoureuse de la littérature qui a exercé cinquante-six métiers pour faire vivre son fils», raconte Andrée Lachapelle, fabuleuse interprète du rôle de Nina dans la pièce. «C’est une femme prête à tout pour que son fils s’accomplisse, une mère exigeante et sévère qui le traite en adulte même lorsqu’il est enfant, pour faire de lui un être de valeurs, un grand homme», poursuit-elle.
Une mère dévouée et combattante donc, une immigrante russe passionnée et déterminée, totalement éprise d’un fils qu’elle idéalise. Un personnage coloré qu’Andrée Lachapelle a le bonheur d’incarner sur scène, soutenue par une solide distribution composée de Patrice Bélanger, Patrick Goyette, Sharon Ibgui, Paul Savoie et Éric Paulhus.
Rendre hommage à l’amour maternel
«La promesse de l’aube est un très beau livre qui met en lumière une histoire profondément humaine, souligne Mme Lachapelle. Un récit qu’André (Melançon) est parvenu à transposer avec brio au théâtre, dans une approche différente mettant en scène un narrateur, qui se glisse dans la peau de Gary pour raconter. C’est magnifique! Il n’y a pas de méchanceté; tout est d’une tendresse, d’une douceur, avec un souffle de nostalgie aussi. C’est un hommage à ce que toutes les mères font pour leurs enfants», conclut la comédienne chevronnée, qui s’est mérité une nomination dans la catégorie interprète féminine, au Gala des Masques 2006.

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