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La patinoire Roxboro: la pointe de l’iceberg

Ralentissement dans l’installation des patinoires à Pierrefonds-Roxboro

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 9 décembre 2007 à 9:57
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La patinoire Roxboro: la pointe de l’iceberg
Gilles Marineau travaille sur la patinoire du parc À-Ma-Baie. (Photo: Jacques Pharand)
La patinoire Roxboro: la pointe de l’iceberg
Ralentissement dans l’installation des patinoires à Pierrefonds-Roxboro
Malgré le retard marqué, le parc de la 11e Avenue à Roxboro ouvrira ses patinoires cette année, et avec un peu de chance, ce sera avant Noël. Toutefois, on ne peut en dire autant de tous les autres parcs dans lesquels les citoyens de Pierrefonds-Roxboro avaient l’habitude de patiner, il n’y a pas si longtemps.
Comme beaucoup de résidants de Roxboro, Jocelyne Moreau s’inquiète de ne voir aucun signe des patinoires au parc Roxboro cette année. «D’habitude, les bandes en bois sont installées en octobre ou novembre», dit-elle dans un chuchotement pour ne pas réveiller son petit-fils Henri qui dort dans ses bras. La grand-mère habite le quartier depuis 1956. À cette époque, le parc était très populaire pour le patinage en famille. «On y venait tous les dimanches», se remémore-t-elle, espérant que son petit-fils puisse profiter un jour des plaisirs de la glace à Roxboro.

À l’arrondissement, on admet qu’il y a un retard, mais on se fait rassurant. «La ville a octroyé un contrat de 200 000$ pour la réfection du système électrique du chalet Roxboro, ainsi que du système d’éclairage à l’extérieur. «L’installation des patinoires devrait débuter dans la semaine du 10 décembre, lorsque ces travaux seront terminés», affirme Johanne Palladini, porte-parole à Pierrefonds-Roxboro. Elle estime que si la température se maintient, les trois patinoires du parc – deux pour le hockey et une pour le patin libre – seront ouvertes en même temps que les autres de l’arrondissement, soit dans la semaine du 17 décembre.
Le point de vue d’un col bleu
Quatre journaliers de la ville s’affairaient à installer les bandes des patinoires, au parc À-Ma-Baie dans Pierrefonds-Est, le 4 décembre dernier. «On est en retard parce que la ville a coupé dans le budget des patinoires. L’an dernier, il y avait 12 travailleurs affectés aux patinoires, cette année nous sommes quatre», explique Gilles Marineau, employé et représentant syndical des cols bleus dans l’arrondissement.
Journalier à Pierrefonds depuis 1989, Gilles Marineau considère que comme les élus, il travaille pour le public. Il se désole de voir la qualité des services diminuer. «Auparavant, il y avait 25 patinoires à Pierrefonds. Depuis l’hiver dernier, il n’y en a qu’à six endroits, c’est-à-dire seulement dans les parcs où il y a des chalets: À-Ma-Baie, Brook, Rive-Boisée, Saint-Antony, Alexander et Roxboro. C’est dramatique pour les jeunes». Il confirme qu’à Roxboro les bandes seront montées le 15 décembre.

Selon le délégué syndical, le budget d'exploitation est le même qu’il y a dix ans. De plus, les employés qui décèdent ou qui quittent les travaux publics ne sont pas remplacés. «On était 120 employés en 1997 et maintenant on est 90. Pourtant, le territoire s’est agrandi, des rues et des parcs se sont ajoutés».
Le point de vue de la ville
Du côté de la ville, on tient le même discours. «C’est un choix budgétaire que le conseil a fait en octobre 2006», déclare Johanne Palladini. On comptera désormais 13 patinoires, réparties dans six parcs de l’arrondissement. On coupe dans les petits services pour injecter dans les plus importants, notamment le déneigement.»
L’agente des communications confirme qu’il y a eu effectivement une réduction dans l’effectif du personnel. «La fermeture des 12 patinoires a engendré une économie de 55 000 $ en salaire seulement, sans compter les frais de montage, les matériaux et le matériel nécessaire à l'entretien et à l'arrosage», poursuit-elle.

L’arrondissement n’échappe pas aux contraintes découlant de la RASOP (Revue des activités, de services, des opérations et des programmes), entérinée par la Ville de Montréal en 2006 pour pallier son déficit de 400 millions $. «Nous sommes tenus de couper neuf emplois en deux ans», explique madame Palladini.
Pas la faute des cols bleus
Compte tenu des conditions difficiles des travailleurs, Johanne Palladini déplore que les cols bleus écopent de la frustration des citoyens. «Certains se font même harceler verbalement, dit-elle. Cette situation est bien malheureuse, car ce sont de bons travailleurs et ils ne méritent pas qu’on leur fasse mauvaise réputation.»

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