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Un jour à la fois

Sœur Charlotte Gill présente son huitième livre

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Article mis en ligne le 22 décembre 2007 à 10:22
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Des femmes au temps du Christ de Soeur Charlotte Gill peuvent l’acheter au coût de 5$ à la Maison du Bon-Pasteur située au 9465, boulevard Gouin ou bien à la pharmacie Gourdet, 9515 Gouin ouest à Pierrefonds. (Photo: Jacques Pharand)">Un jour à la fois
Les personnes qui désirent se procurer le livre Des femmes au temps du Christ de Soeur Charlotte Gill peuvent l’acheter au coût de 5$ à la Maison du Bon-Pasteur située au 9465, boulevard Gouin ou bien à la pharmacie Gourdet, 9515 Gouin ouest à Pierrefonds. (Photo: Jacques Pharand)
Un jour à la fois
Sœur Charlotte Gill présente son huitième livre
Noël est une période bien appréciée de Sœur Charlotte Gill, religieuse du Bon-Pasteur à Pierrefonds. La dame vient de publier son 8e livre intitulé Des femmes au temps du Christ. Un beau cadeau de Noël, pour femmes seulement.
Les sœurs du Bon-Pasteur ont toujours eu comme mission de venir en aide aux femmes en difficultés. C'est ce qui a d'ailleurs poussé Sœur Charlotte à faire certaines recherches au sujet des attitudes de Jésus envers les femmes. Elle a donc lu entre les lignes des évangiles qui décrivent, «sommairement» dit-elle, les comportements du Christ à leur égard. Voici l'essentiel de la rencontre avec une personne qui a cheminement peu banal.

L.B. : Pourquoi avoir choisi le thème des femmes?

S.C.G.: «Ça me disait quelque chose de savoir comment le Seigneur Jésus avait traité les femmes, parce que dans son temps, les femmes étaient comme des enfants, leurs témoignages ne valaient rien, il n’y avait aucun respect envers elles.»

L.B.: Croyez-vous que l’Église respecte davantage les femmes aujourd’hui?

S.C.G.: «Bien sûr, l’Église respecte beaucoup plus la femme grâce à Jésus justement, c’est lui qui a commencé à donner aux femmes leur dignité.»

L.B.: Dans votre livre, faites-vous un parallèle avec les femmes d’aujourd’hui?

S.C.G.: «Non, je laisse les personnes le faire tout seul. Il y a eu plusieurs femmes importantes dans la vie de Jésus.»

L.B.: Vous avez 90 ans et pourtant je ne me sens pas en présence d'une personne si âgée, parlez-nous de votre vie de religieuse.
«J'ai été missionnaire en Amérique du Sud de 26 ans à 50 ans. J'ai enseigné l’espagnol là-bas, le temps a été long, il y a une grande pauvreté et beaucoup de misère. Après 24 ans, j’ai dit ça suffit, je retourne chez nous. Le temps a passé plus vite ici que là-bas.»

L.B.: Et puis, qu'est-ce que vous avez fait?

S.C.G.: «Comme je parle trois langues, cela m'a permis d’aller à la maison mère de France comme traductrice et ensuite j'ai travaillé dans les archives de la congrégation à Rome et à New York. Je n'ai jamais voyagé comme touriste, toujours pour travailler.»

L.B: À quel âge êtes-vous devenue religieuse?

S.C.G.: «Je suis rentrée chez les religieuses à 19 ans.»

L.B.: Comment arrive-t-on à prendre une telle décision?

S.C.G.: «On sentait l’appel dans ce temps-là. J'avais des amis dont un que j'aimais plus qu'un autre, mais je sentais que le Seigneur m’appelait pour le bien du prochain. D’abord, je voulais être missionnaire, quand j’ai su que les sœurs du Bon-Pasteur avaient une maison Japon, et que c’était une communauté contemplative active, j'étais doublement intéressée. C’est ce que je désirais parce que quand on choisit une vie de religieuse, ce n’est pas pour vivre avec toutes les distractions du monde, il faut donner un temps plus grand à la prière. Ça fait 70 ans déjà.»

L.B.: Avez-vous pensé à en sortir?

S.C.G.: «Non, je n'y ai jamais pensé. Il fallait du courage pour sortir autant que pour rentrer. J’ai eu une vie trop bien remplie, 24 ans en Amérique du Sud, ensuite rendue ici, j’ai été deux fois supérieure d’une communauté d’une centaine de sœurs. Quand la provinciale m’a nommé supérieure, elle m'a dit à la fin: “je ne voudrais pas être à ta place.” Le travail consistait à administrer et surtout à animer toutes ces femmes, on a besoin beaucoup de pratiquer l’écoute lorsqu'on a cette responsabilité.»

L.B.: Maintenant, comment sont remplies vos journées?

S.C.G.: «Je suis bibliothécaire et je prépare le calendrier au Fil des jours qui contient des pensées journalières. J'ai démissionné peu à peu de mes responsabilités.»

L.B.: Avez-vous d'autres projets d'écriture?

S.C.G.: «Non, je n'ai pas d’autre livre en marche, j’attends l’inspiration. Je n’écris pas à temps plein non plus, j’ai d’autres choses à faire. J’aime lire surtout des biographies plus qu'autre chose. Les romans ne me disent rien. C'est plutôt l’histoire de vie des gens qui m’intéressent.»

L.B.: Qu'est-ce que la vie vous a apporté?

S.C.G.: «Le bon Dieu m’a aimé, la vie est merveilleuse. Je suis joyeuse et j'ai le sourire facile, je raconte même des petites histoires aux autres sœurs.»

(Photo: Jacques Pharand)

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