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Au cœur d’une fleur

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 7 janvier 2008 à 8:06
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Au cœur d’une fleur
Les œuvres d’Osire Glacier seront exposées tout le mois de janvier à la Bibliothèque municipale de L’Île-Bizard, située au 500, rue de l’Église. Infos: 514 620-6257. (Photo: Jacques Pharand)
Au cœur d’une fleur
Pour la troisième année consécutive, l’artiste photographe Osire Glacier profite du mois de janvier pour présenter ses œuvres à la Bibliothèque municipale de L’Île-Bizard. Après Espace sauvage, de l’intimité à l’immensité, en 2006 et Portraits d’un désert, en 2007, la voici de retour avec Renouveau. Une exposition à ne pas qu’effleurer du regard!
Fervente admiratrice de la nature, Osire Glacier sillonne les routes et les parcs de la province en quête de beautés à immortaliser sur son appareil photo. Fascinée par la lumière, les ombres, les reflets et les contrastes qu’offrent les paysages naturels, elle en fait le terrain d’investigation privilégié de sa passion. Son objectif? Elle l’a posé sur une fleur en particulier: le lys, qu’elle a rendu sous douze différents points de vue.
Apprendre à regarder
«Cette exposition est la première étape d’un projet artistique qui pourrait s’échelonner sur plusieurs mois», établit d’emblée la photographe d’origine marocaine, résidante de L’Île-Bizard depuis quelques années. «L’idée, c’est de montrer la même fleur à travers différentes perspectives, en dépassant le premier regard naïf qu’on pose sur elle. Car il y a d’abord le côté spontané qui accroche l’œil et nous attire puis, plus on regarde, plus on tombe dans le connu, le familier. On a alors l’impression qu’on a tout vu et on ne cherche pas à regarder au-delà de ce qu’on croit connaître. Voilà la réflexion que j’amorce dans cette exposition: peut-on renouveler indéfiniment notre regard? Ou s’agit-il d’apprendre à regarder pour s’ouvrir sur de nouvelles visions?», questionne-t-elle.
Un kalélysdoscope
Une fleur, douze photos. Un lys qui, parce qu’il a été capté à des moments ciblés de la journée, donne l’impression de se transformer au fil des clichés. Parce que la ligne est parfois mince entre magie et photographie. «Je travaille actuellement sur le regard, en partageant une autre façon de voir le monde et d’en apprécier la beauté. Je m’éloigne davantage du style carte postale, dans une perspective plus abstraite qui se rapproche beaucoup de la peinture et plus précisément de l’aquarelle», explique Osire Glacier.
«À un moment, ça devient comme des taches de couleurs peu définies, avec simplement le cœur de la fleur qui apparaît de façon nette. On ne croirait alors même plus que c’est de la photo, parce qu’on a franchi l’étape du premier regard pour aller chercher d’autres expériences. C’est comme dans la vie, quand on a l’impression que quelque chose n’existe pas, jusqu’à ce qu’on ait ouvert l’œil, plongé le regard à l’intérieur et atteint un tout autre niveau de perception», conclut celle qui continue de peaufiner son art en suivant des cours de perfectionnement à l’Université Concordia.

(Photo: Jacques Pharand)

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