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Drogues, intimidation et vandalisme

Les gardiens au parc Saint-Anthony ont peur d’aller travailler

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 28 janvier 2008 à 12:17
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Drogues, intimidation et vandalisme
Robert Lelièvre et Gilles Marineau considère que la sécurité des gardiens est compromise au chalet du parc Saint-Anthony. (Photo: Marie-Claude Simard )
Drogues, intimidation et vandalisme
Les gardiens au parc Saint-Anthony ont peur d’aller travailler
Depuis quelques années, les gardiens du parc Saint-Antony dans Pierrefonds-ouest, font face à des conditions de travail difficiles. Leur chalet est régulièrement vandalisé, et de plus en plus, ils sont victimes de violence et d’intimidation. Deux délégués syndicaux des cols bleus ont fait état de la situation au journal Cités Nouvelles.
«Les gens viennent travailler dans un contexte de peur», explique Robert Lelièvre, qui a lui-même déjà travaillé comme gardien au parc Saint-Anthony, appelé également parc Grier. Étant donné que la plupart des gardiens sont des employés auxiliaires et que leur emploi est précaire, ils n’osent pas se plaindre de peur de perdre leur job. […] À plusieurs reprises, on a expliqué devant le comité de la sécurité au travail que la situation était très grave ici.»

Pas facile le travail de gardien qui s’effectue en solitaire et tard le soir. Au cours des dernières cinq années, certains ont subi des agressions avec couteaux, des tordages de bras et autre manifestation de violence. De plus, selon les représentants syndicaux, le stationnement du chalet est un endroit de prédilection pour le trafic de drogue et les attroupements. Régulièrement, les vitres du chalet sont cassées, les distributrices de friandises sont jetées à terre, les murs sont couverts de graffitis.

Le dernier incident grave remonte à cet automne, lorsqu’un employé, un jeune étudiant, s’est fait encercler par une quinzaine d’intimidateurs, qui l’ont terrorisé et bousculé. «Le gardien a tellement eu peur qu’il a quitté sa job sur le champ», explique Robert Lelièvre. Son collègue, Gilles Marineau renchérit avec justesse: «si la sécurité des gardiens est compromise, qu’en est-il de la sécurité des jeunes filles et garçons qui viennent jouer au parc? […] Nous voulons que les élus, les autorités et même les parents prennent conscience que la situation est inacceptable au parc Saint-Anthony.» Il est à noter toutefois, qu’aucune agression envers les utilisateurs du parc n’a été rapportée.

Selon les deux délégués, la situation est connue à l’arrondissement, mais les moyens mis en place ne sont pas assez drastiques pour vraiment remédier à la situation. «Ce qu’il faut, c’est une surveillance policière nettement accrue», avance M. Marineau. Pour l’instant, la sécurité est assurée surtout par les agents de la firme de sécurité Securitas qui ne sont pas des policiers et qui n’ont pas l’autorité de procéder à des arrestations. «Eux-mêmes se font intimider, poursuit le col bleu. Leur mandat est de donner des amendes à ceux qui promènent leur chien ou qui conduisent un scooter dans le parc.»

Selon la responsable des communications à Pierrefonds-Roxboro, Johanne Palladini, les élus sont très conscients et préoccupés par l’ampleur du problème. «Le dossier est désormais entre les mains de la police. Les problèmes de bataille, de vandalisme et d’intimidation dépassent le mandat de nos agents de sécurité, précise-t-elle. L’arrondissement compte six parcs avec chalet, mais il n’y a de tels problèmes qu’au parc de la rue Meloche. On ne s’explique pas le phénomène, admet Johanne Palladini. C’est un quartier de jeunes professionnels avec enfants en bas âge.»
Surveillance électronique
Dernièrement, une pancarte informant les utilisateurs que des caméras assurent la surveillance a été accrochée à l’entrée du chalet. «Il n’y a pas de caméras ici, et les jeunes le savent très bien, déclare Robert Lelièvre, qui n’est pas convaincu que la ville prend vraiment la situation au sérieux.
Incidemment, le jour où Cités Nouvelles a contacté l’arrondissement, la compagnie Regulvar devait procéder à l’installation de trois caméras de surveillance qui seront reliées 24 heures sur 24 à des écrans aux travaux publics. De plus, un système d’alarme relié au service de police et des portes avec cartes seront mis en place. «Ça fait partie d’un plan de sécurisation de tous nos bâtiments. On commence par le chalet Saint-Anthony», précise Mme Palladini. (À lire également en nos page: «Stressante, la job de gardien de parc»).

(Photo: Marie-Claude Simard )

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