La première qui saute aux yeux est une petite anglaise de marque Lotus. Elle n'est pas très grosse, pas très large, mais très puissante. (Photo: Jacques Pharand)
Des bagnoles à faire rêver
Depuis vendredi dernier et jusqu’à aujourd’hui, le Palais des congrès ouvre ses portes au monde et présente le 40e Salon international de l’auto de Montréal. Parmi les 650 voitures exposées, on en retrouve plusieurs qui feront tourner bien des têtes au cours des prochaines années dans l’Ouest-de-l’Île.
La visite commence justement bien de ce côté. Les préposés dirigent les curieux vers le septième étage, qui porte bien son nom de septième ciel. Là haut, on retrouve des voitures extraordinaires, que la grande majorité des gens ne pourrait même pas imaginer posséder un jour.
La région de l’Ouest-de-l’Île qui est réputée pour son goût en matière d’automobile compte 16 concessionnaires membres de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec. Acura, Honda, Dodge, Mitsubishi, Hyundai, Kia, Mazda, Mercedes, Subaru, Volkswagon, Volvo, Nissan, toute la gamme y passe, sans pour autant faire sauter la banque.
La première qui saute aux yeux est une petite anglaise de marque Lotus. Pas très grosse, pas très large, mais très puissante. Un moteur quatre cylindres de 1,8 litre et de 205 chevaux-vapeur. Un look surprenant, tout comme son prix, 75 000 $ CAN.
Les amateurs de Mercedes, de Lamborghini, de Ferrari et de Porsche sont aussi servis. La Porsche Carrera 911 GT3 RS est à la fois un classique et une véritable bête de course. Avec ses 415 chevaux, la GT3 2008 ne prend que quatre petites secondes pour accélérer à 100 km/h. Le prix? Rien de trop exorbitant, quelques 250 000 $.
Malheureusement pour les amateurs de voitures, il était impossible de se prendre pour un pilote quelques instants et d’embarquer dans ces bombes sur quatre roues. Pas question non plus de toucher à ces modèles. Ce genre de sort est plutôt réservé aux voitures plus accessibles que l’on retrouve aux deux autres étages.
Une autre bagnole qui gagne de plus en plus d’adeptes est la Subaru Impreza STI. La STI 2008 est complètement remodelée et son look renouvelé. Sous le capot, on retrouve un «moteur Boxer haute performance avec un turbocompresseur ultrapuissant fournissant 305 chevaux de puissance». Les amateurs de puissance seront comblés!
Ce modèle est justement en vente au concessionnaire Subaru du boulevard des Sources à Dollard-Des Ormeaux. «Le look a été complètement changé et la grande majorité sauf quelques exceptions l’adore. Ce n’est pas compliqué, c’est une véritable voiture de course!», a expliqué un conseiller de l’établissement. À 46 000 $, on commence tout de même à se rapprocher d’un seuil respectable.
Hybrides
Dans une ère où l’efficacité énergétique est si importante, il n’y a pas que les autos plus rapides que leurs ombres qui font tourner les têtes. De plus en plus de gens rêvent d’avoir l’automobile la plus «verte» possible.
La plupart des constructeurs font des efforts pour améliorer leurs produits du côté consommation d’essence. Peut-être pas sur tous les modèles, mais au moins quelques-uns.
Les Ford Escape, Nissan Altima et Civic berline sont tous des modèles qui se vendent maintenant en format hybride. Les véhicules hybrides utilisent deux sources d’alimentation, l’essence traditionnelle et une partie électrique.
La consommation de pétrole de ces véhicules frôle presque le ridicule. L’Altima, une voiture assez puissante grâce à ses quatre cylindres de 2,5 litres, offre 198 chevaux à son conducteur. Une voiture qui est à la fois puissante et économique, car elle ne consomme en moyenne que 5,8 litres aux 100 km.
À titre de comparaison, la Smart Fortwo brûle environ 5,4 litres par 100 km. La Civic berline hybride fait très belle figure et ne dépense que 4,5 litres par tranche de 100 kilomètres. Même l’Escape profite de la technologie hybride. Ce véhicule utilitaire sport se démarque de ses rivales avec une consommation de 6,2 litres.
Mais la palme de la championne de la faible consommation d’essence revient à la Toyota Prius qui n’a besoin que de 4,1 litres de carburant pour franchir 100 kilomètres de distance. Malgré son moteur de 1,5 litre, la Prius développe tout de même 76 chevaux réguliers et 67 électriques pour un total de 143 chevaux. Le prix de revente s’élève à 29 500 $.
Au Spinelli Toyota de Pointe-Claire, la Prius hybride est un des modèles que l’on préfère. «Sa plus grande qualité est bien entendu son économie d’essence, qui est bien difficile à battre. Il ne faut pas non plus oublier la grande fiabilité de Toyota qui entre en jeu. Du côté des moins, je dirais que ce n’est pas nécessairement l’auto aux plus grosses dimensions», a résumé le conseiller, Dominic Desrosiers.
(Photo: Jacques Pharand)
(Photo: Jacques Pharand)