Grâce à un match amical organisé par Avon Canada, notre journaliste sportif, Philippe Boisvert, a pu réaliser un de ses rêves: jouer avec les Légendes du hockey.
(Photo: Jacques Pharand)
Wow!
Billet
Plusieurs amateurs de hockey rêvent d’affronter d'anciens joueurs ayant évolué pour les Canadiens ou dans la Ligue nationale de hockey.
Vous deviez voir leurs visages pendant la période d’échauffement, tout impressionnés d’être sur la même glace qu’un Stéphane Richer ou un Vincent Damphousse.
Pour plusieurs, il s’agit d’un rêve qui se réalise. Moi, un de mes rêves les plus fous était de jouer avec les Légendes.
J’ai dû faire deux fois le tour de l’aréna avant de trouver dans quel vestiaire s’habillaient les Légendes. Mais j’ai fini par trouver, quelque peu nerveux de mon retard. Dès mon arrivée, les gars se sont montrés très enthousiastes.
«Regarde le jeune, c’est sa première game et il est déjà en retard. T’es mieux d’avoir un bon warm-up!», a dit le «Moose» lorsqu’il m'a vu. Assis à côté du journaliste sportif, Gilbert Delorme a quant à lui déterminé qu’«on n’a aucune raison de perdre, parce que la moyenne d’âge vient de baisser d’un coup avec le jeune.»
Heureusement pour moi, un autre joueur n’était pas encore arrivé, tandis que j’enfilais à toute vitesse mon équipement. Il s’agissait du capitaine de l’équipe, celui qui doit montrer l’exemple, en l’occurrence Vincent Damphousse.
Dès le début de la partie, c’est le retardataire qui s’est mis en évidence en marquant deux des trois premiers buts des Légendes. Avant même que j’embarque sur la patinoire, c’était déjà 4 à 0!
Bien entendu le plus important est de l’emporter, mais je voulais avant tout me mettre en évidence et participer au pointage.
Au deuxième engagement, je me suis emparé d’un retour de lancer de Matteau devant le filet, mais le gardien a bloqué coup sur coup mon tir du poignet et mon revers. Fâcheusement, j’avais manqué ma chance! J’ai toutefois pu amasser un point sur un filet du «Moose» et servi une passe parfaite à un coéquipier, mais la rondelle a finalement abouti sur le poteau.
Avant le troisième vingt, j’étais gonflé à bloc. Il me fallait un but! Quelque peu insatisfait de notre production offensive, Gilbert Delorme s’est organisé entraîneur et a procédé à quelques changements de trio dans le vestiaire.
Je me retrouvais ainsi à la droite de Serge Boisvert et de Stéphane Richer. Eh oui, ce marqueur de 50 buts dans la Ligue nationale! Ce dernier n’avait qu’à bien se tenir, avec à la fois le vieux, mais aussi le jeune Boisvert.
Lors d’une contre-attaque, Richer s’est retrouvé seul à l’aile gauche, contre deux joueurs d’Avon. Voyant une brèche de mon côté, j’ai mis toute la gomme et patiné à toute vitesse vers le filet. Je me suis alors retrouvé en bonne position pour marquer, mais j’étais bien surveillé. J’ai donc continué mon accélération vers le gardien.
C’est à ce moment que j’ai vu la rondelle traverser rapidement devant moi, Richer m’avait fait une passe parfaite et je ne l’avais même pas vue!
Je me suis senti un peu petit pendant un instant. Mais, une présence plus tard, Serge m’a servi une passe parfaite sur la palette alors que j’étais dans l’enclave. Je n’ai eu qu’à bien viser dans le filet et c’était le but!
Disons simplement que se faire féliciter par tous ces gars-là, qui ont été les meilleurs et qui ont joué avec les meilleurs pendant toute leur carrière, ça n’a pas de prix.
(Photo: Jacques Pharand)