La fébrilité était palpable lors de la 4e édition de Contact-emploi, qui a eu lieu au centre culturel de Pierrefonds, le 29 mai dernier. (Photo: Jacques Pharand)
Convaincre un employeur en cinq minutes
Contact-emploi: le speeddating de l’emploi
Dong! À toutes les cinq minutes, la cloche retentit au centre culturel de Pierrefonds, en ce jeudi 29 mai. Dong! Les candidats en belle tenue se lèvent et passent à la table suivante où ils tenteront à nouveau de séduire en quelques minutes l’employeur qui s’y trouve.
Lors de cette quatrième édition de l’événement Contact-Emploi, organisée par le Centre d’intégration Multi-services de l’Ouest-de-l’Île (CIMOI) et Emploi-Québec, 30 immigrants et immigrantes ont pu établir un premier contact avec 22 employeurs dans les domaines professionnels qu’ils affectionnent. Se basant sur le concept un peu rigolo du speeddating, Contact-Emploi permet en fait à des nouveaux arrivants de prendre leur destinée en mains et de faire un pas vers la réalisation de leurs objectifs professionnels au Québec.
Le 29 mai dernier, entre 9h30 et 13h00, des candidats soigneusement présélectionnés, qualifiés et prêts à l’emploi ont fait valoir leurs compétences devant des employeurs souhaitant combler leur besoin de main-d’œuvre. Des entreprises œuvrant dans les domaines de l’administration, du génie civil et du génie mécanique ont participé à l’événement. Ainsi, des représentants de SNC Lavalin, CIMA+, Investors Group, Desjardins, Couche Tard, BBA, Axor Conseil et plusieurs autres étaient présents pour rencontrer les candidats, leur faire connaître leur compagnie et leurs exigences. Cette démarche s’inscrit dans une philosophie d’ouverture à la diversité en emploi de toute évidence, de plus en plus courante.
Omar Azzouz, venu d’Algérie il y a un an, semblait satisfait de son expérience, en fin d’avant-midi. «Ça m’a permis de tâter le terrain, de rencontrer pour la première fois des représentants des entreprises canadiennes», explique-t-il.
Malgré l’expérience positive, le quadragénaire ne croit pas qu’il décrochera un emploi dans son domaine prochainement.
Aujourd’hui, Omar travaille comme agent de sécurité dans un immeuble, mais en Algérie il était ingénieur et gestionnaire de projet. «Il faut que je fasse des cours d’appoint. L’ordre des ingénieurs ne reconnaît pas ma formation», dit-il. Loin de se laisser abattre, il ajoute avec humour, «je suis un scientifique et j’aime les chiffres: statistiquement, je devrais être heureux dans sept ans!»
Le CIMOI œuvre dans l’Ouest-de-l’Île depuis 15 ans et fait de l’intégration des immigrants sa pierre angulaire. Le succès des initiatives comme Contact-Emploi témoigne de son engagement pour faciliter l’adaptation des nouveaux arrivants à la société québécoise.