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Un héritage sans fumée

À l’école secondaire Saint-Georges

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 20 juin 2008 à 15:41
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Un héritage sans fumée
Mélissa, Marie-Pier, Jessika, Catherine, Sabrina, Ariane et Marie-France (absente) ont légué des murales à leur école. (Photo: Jacques Pharand)
Un héritage sans fumée
À l’école secondaire Saint-Georges
Sept jeunes élèves de l’école secondaire Saint-Georges de Senneville ont quitté leur établissement scolaire pour la dernière fois mercredi et elles espèrent avoir fait une différence.
Mélissa, Marie-Pier, Jessika, Catherine, Sabrina, Ariane et Marie-France ont fait partie de la Gang allumée de l’école pendant deux, trois, quatre ou cinq ans. Leur mandat? Faire en sorte que la cigarette se fasse moins sentir, autant au sens propre que figuré.

Ces élèves ont peinturé deux murs de l’école avec des dessins rappelant les bienfaits de ne pas fumer, ainsi que les conséquences de la cigarette. Selon l’infirmière de l’école Élaine Vallée qui coordonne leurs activités, le nombre de fumeurs a diminué à l’école depuis la création de la Gang allumée.

«Moi, je n’ai jamais fumé, assure Mélissa. Ce n’est pas si pire ici, il n’y a qu’une trentaine de fumeurs. Mais il y a d’autres écoles où on me dit qu’il y a 75% des jeunes qui fument. Ça n’a pas de bon sens. C’est important d’essayer de faire une différence dans toute cette histoire.»

Selon cette dernière, la nouvelle loi qui oblige les vendeurs de cigarettes à cacher les paquets de la vue en est une très importante.

«Il y en a plusieurs qui vont dans des dépanneurs qui sont connus pour vendre des cigarettes aux mineurs. Mais au moins, maintenant que les paquets ne sont plus à la vue, ils peuvent ne pas être capables de nommer la sorte de cigarettes qu’ils veulent parce qu’ils n’ont pas le paquet sous les yeux», poursuit Mélissa.

Outre les deux murales, les membres de la Gang allumée de l’école Saint-Georges ont mis sur pied plusieurs projets. Ils ont notamment tenu une nuit blanche un soir de l’année scolaire. Les jeunes ont passé toute la nuit à l’école à faire des activités, tout en ne pouvant pas sortir pour fumer.

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