L’Impact est sur une lancée depuis que John Limniatis a pris les commandes de l’équipe. (Photo: Jacques Pharand)
Le nouveau visage de l’Impact
La présence de Limniatis se fait sentir
Les choses peuvent changer très rapidement dans le monde du sport et c’est ce qui s’est passé depuis que John Limniatis a été nommé le septième entraîneur-chef de l’histoire de l’Impact de Montréal.
Le changement de cap est flagrant et prodigieux. Sous la tutelle de Nick De Santis, le onze montréalais connaissait une pitoyable séquence de sept matchs sans victoire (0-5-2) au cours de laquelle il n’avait marqué qu’un maigre but.
Il fallait bien qu’il se passe quelque chose et c’est De Santis lui-même qui a décidé de se retirer. Le processus de changement d’entraîneur s’est alors amorcé et rapidement l’Impact a fait savoir publiquement que ce serait John Limniatis, entraîneur-cadre des équipes de soccer AAA du Lac Saint-Louis depuis 2003 qui prendrait les rênes de l’équipe.
Ancien porte-couleurs de l’Impact pendant cinq saisons comme défenseur dans l’ancienne A-League –maintenant devenue United Soccer League-, Limniatis connaissait déjà très bien le soccer professionnel et l’équipe montréalaise.
On ne peut dire autrement, car depuis qu’il est à la tête de l’Impact, le onze montréalais est en feu grâce à des victoires successives de 1-0 contre Charleston, de 2-0 contre Vancouver, de 3-0 contre la Caroline et encore une fois de 2-0 contre Vanconver.
«Il fallait une nouvelle face, un leader autoritaire et expérimenté. On voulait un angle différent, une énergie, un dynamisme. C'est un vrai gagnant», a déclaré De Santis, qui garde toujours ses fonctions de directeur général.
Même s’il présente une fiche parfaite jusqu’à maintenant sur les lignes de côté, Limniatis n’est pas prêt à se réjouir trop vite.
«Il reste beaucoup de travail à faire sur l’organisation du jeu. Quand on regarde le pointage, c’est certain qu’on est satisfait, mais dans le jeu comme tel, c’est différent. Le noyau de joueurs dans l’équipe, on a toujours su qu’il était bon. Il fallait simplement un changement», a-t-il expliqué après un entraînement au Stade Saputo.
Parlant du stade, la victoire contre le Battery de Charleston était la première de l’équipe à son nouveau domicile. Les partisans ont dû être patients, mais Limniatis assure que l’Impact est de retour sur pied.
«Les choses sont maintenant beaucoup plus positives. Depuis que je suis arrivé, l’attitude (des joueurs) est parfaite. La confiance est très bonne et d’après moi il n’y a aucun doute qu’on peut retrouver le niveau de jeu que l’Impact a eu l’habitude et la réputation de présenter depuis plusieurs années», a-t-il poursuivi.
Si Nick De Santis était un entraîneur sévère, John Limniatis l’est tout autant, sinon plus. Les entraînements qu’il dirige sont toujours très intenses et il n’y a que très peu d’arrêts. Les joueurs n’ont donc pas le temps de penser à autre chose.
«Les entraînements sont un peu plus courts, mais aussi plus intenses. Il n’y a pas de temps morts et John a le don de nous garder alertes et de nous faire réagir très rapidement. Les entraînements ressemblent énormément aux situations que l’on peut voir lors de matchs», a indiqué le défenseur québécois Patrick Leduc.
Ceci dit, même si le succès a été instantané, entraîner des joueurs de soccer professionnels est différent de faire la même chose avec des entraîneurs et des joueurs amateurs.
«La grande différence avec les jeunes, c’est qu’on ne travaille plus simplement les choses de base. Il faut simplement trouver l’équilibre entre la dureté et la liberté, car les joueurs sont aussi des êtres humains. Je suis très content d’être de retour. L’Impact fait partie de moi depuis 15 ans.»
Limniatis a aussi été entraîneur-joueur de l’Impact en 2000 et 2001 lors de sa saison intérieure. Il a été honoré en 2006 comme un des bâtisseurs de l’organisation.