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L’Ouest-de-l’Île de plus en plus bilingue

Harmonie entre anglophones et francophones

par Robert Bourcier
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Article mis en ligne le 4 juillet 2008 à 14:36
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L’Ouest-de-l’Île de plus en plus bilingue
Harmonie entre anglophones et francophones
Historiquement parlant, l’île de Montréal a toujours été séparée en deux parties distinctes. À l’Est, les francophones, et à l’Ouest, les anglophones. La donne se fait toutefois de moins en moins vraie.
Au fil des ans, la population de l’Ouest-de-l’Île est passée de presque complètement anglaise à une majorité moins écrasante d’anglophones.

D’après Gerry Arsenault, directeur général du Centre local de développement de l’Ouest-de-l’Île (CLDWI), la région du Lac Saint-Louis est plus unie que jamais.

Acadien d’origine, Gerry Arsenault est une excellente référence en matière de langue. Non seulement il maîtrise presque sans bavure le français et l’anglais, mais il a vécu, travaillé et étudié en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario et au Manitoba, soit à l’intérieur de cinq des dix provinces canadiennes.

Sa première langue parlée a été celle de Molière, mais Gerry a toujours étudié dans la langue de Shakespeare. Il croit que la région dans laquelle il habite depuis maintenant 27 ans n’a jamais été aussi solidaire qu’elle ne l’est présentement.

«La majorité demeure toujours anglophone, mais elle est aussi en décroissance. Si on compare avec il y a plusieurs années, les anglophones sont beaucoup plus nombreux qu’avant à être bilingues. Ce qui fait que le pourcentage de gens bilingues est plus fort que jamais et plus fort que n’importe où dans la province», affirme-t-il.

Comme l’île n’est plus nécessairement séparée en deux démographies distinctes, il y a moins de place à l’animosité entre francophones et anglophones.

«Il n’y a pas d’enclaves, il n’y a pas de ghettos. Les voisins se parlent entre eux et tout le monde s’entend bien. Si on regarde les jeunes aujourd’hui, ce sont des jeunes bilingues. Ce n’est pas une question de langue qui va poser des problèmes entre les gens. Un francophone peut venir dans l’Ouest et il n’aura pas de gêne, il va se sentir à l’aise.»

Arsenault croit aussi que de parler les deux langues à Montréal et au Québec est quelque chose de primordial. Il ne s’agit pas d’une obligation, mais d’un privilège que nous avons de pouvoir parler les deux langues.

Dans plusieurs établissements d’enseignement de la Commission scolaire Lester B. Pearson, les jeunes de langue maternelle anglophone ont la chance d’apprendre certaines matières comme la géographie, en français. Les plus talentueux d’entre eux vont même jusqu’à passer les tests de français d’un élève francophone de secondaire 3 alors qu’il se retrouve en 5e secondaire.

«Dans ma jeunesse à l’école, oui j’ai déjà senti de l’animosité entre les deux groupes linguistiques. Mais entre adultes, on sait se respecter et on grandit. On ne rend pas service à notre communauté si on se limite.»

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