Le vénérable Peter Dalla Riva a dû céder un record à Ben Cahoon, mais restera toujours un grand pilier dans l’histoire des Alouettes. (Photo: Jacques Pharand)
Dalla Riva heureux pour Cahoon
Record de touchés dans l’histoire des Alouettes
Le vénérable Peter Dalla Riva était loin d’être malheureux de voir le demi-inséré Ben Cahoon marquer son 55e touché en carrière dans l’uniforme des Alouettes de Montréal et ainsi surpasser la marque record qu’il avait établie il y a maintenant plus de 25 ans.
Au contraire, Dalla Riva était fort heureux de voir le petit 86 battre son record et a avoué qu’il n’aurait pu choisir meilleur homme pour surpasser sa marque.
L’ancien receveur de passe des Alouettes assistait au match d’ouverture des Moineaux au Stade McGill vendredi dernier qui s’est soldé par une convaincante victoire de 38-24 face aux Blue Bombers de Winnipeg.
Il était donc aux premières loges lorsque le botteur Alex Serna a vu le ballon lui glisser entre les mains et être recouvert par Jamel Richardson des Alouettes. Quelques instants plus tard, Anthony Calvillo lançait une passe à Cahoon qui s’est laissé choir dans la zone des buts pour conserver le ballon.
«Je ne suis pas surpris du tout que Ben ait battu ce record, car il a toujours été un excellent joueur depuis qu’il s’est joint aux Alouettes. Je suis très content pour lui. Je tenais à le féliciter l’an dernier lorsqu’il avait égalé ma marque et cette année je suis descendu au vestiaire après le match pour lui donner une bonne accolade», indique l’ancien numéro 74.
«La plupart des passes que j’ai attrapées venaient de Sonny Wade. On a joué tellement longtemps ensemble que la complicité était parfaite. C’est ce qui arrive avec Ben et Anthony. Quand tu te connais bien, tu sais ce que le quart-arrière a l’intention de faire et le quart-arrière est capable de lire ton jeu et va savoir où tu vas aller.
Même s’il vient de se faire tasser du livre des records par Cahoon, Peter Dalla Riva est loin de s’en soucier. Ce qui importait lors de sa carrière de 14 saisons avec les Alouettes, c’était de gagner.
«C’est certainement bien d’être associé à un record, je crois, mais quand je jouais et encore aujourd’hui, ce qui est important, c’est de gagner. Il n’y a rien qui peut battre la sensation que tu as quand l’équipe au complet joue ensemble et gagne, c’est une sensation incroyable. De toute façon, les records sont faits pour être battus et il le mérite», confie l’homme de 61 ans.
Pour ce qui est de gagner, on peut dire que Dalla Riva a été choyé au cours de sa carrière. De 1968 à 1981, il a capté 450 passes, franchit 6413 verges et marqué 54 touchés en 197 matchs. Mais le plus important demeure ses trois bagues de la coupe Grey gagnées en 1970, 74 et 77.
La dernière est tout particulièrement inoubliable. Probablement que cette victoire de 1977 dans un Stade olympique glacial devant une foule record de 68 318 partisans majoritairement Montréalais restera encore bien longtemps dans la mémoire d’un peu tout le monde.
Pour ce qui est de l’édition actuelle des Alouettes, Dalla Riva est ravi du jeu qu’elle offre à ses amateurs, particulièrement du côté de l’offensive.
«Vraiment, la façon dont ils ont joué depuis le début de la saison (2-0 avant le match de jeudi contre les Stampeders de Calgary) est très excitante. Comparativement aux 2-3 dernières années, ils semblent très unis, savent tous ce qu’ils ont à faire. Le football est un sport d’équipe et je crois qu’une bonne partie du crédit revient au coach Trestman pour tout le travail qu’il a accompli», confie Dalla Riva, qui fêtera à l’automne le 30e anniversaire de son déménagement à Beaconsfield.