Rythmes en fusion
Bambara Trans
Comme second spectacle des Rendez-vous des arts de l’été, l’arrondissement l’Île-Bizard-Sainte-Geneviève et la Salle Pauline-Julien font place à la musique festive et endiablée de Bambara Trans. Une formation éclectique qui multiplie les styles et les couleurs, un cocktail explosif d’arômes et de saveurs.
Coup de cœur du Festival des musiques du Maghreb en 2007 et du Festival Musique Multi Montréal en 2008, Bambara Trans vient tout juste de lancer son premier opus intitulé Khalouna. Issu de l’alliance de bambara, qui désigne une des langues parlées en Afrique subsaharienne, mais aussi le chant traditionnel des esclaves gnawi et du préfixe trans, qui rappelle la transformation et le passage, le nom du groupe exprime parfaitement sa démarche musicale créative basée sur la fusion des genres.
Ouvrir les frontières
«Nous sommes neuf musiciens de diverses origines: Québec, Maroc, France, Nouvelle-Écosse, alors on essaie de mélanger tout ça de façon à ce que chacun puisse apporter de son savoir-faire», débute Khalil Abouabdelmajid. «C’était important pour moi d’ouvrir la porte à la communication dès le départ, parce que sans la chimie qui existe entre les membres, le groupe n’existe pas», estime le chanteur, qui a fondé Bambara Trans en 2006.
«On peut vraiment toucher à tout, c’est la raison pour laquelle on n’aime pas que notre musique soit associée à une étiquette en particulier. Chacune de nos chansons a son propre style qui la distingue des autres. Il y a une grande diversité à l’intérieur même du band, un multiculturalisme qui se reflète sur le répertoire», observe Khalil. «Je crois qu’on peut tout faire à partir de ce qui existe déjà et le transformer en totalement autre chose! Notre musique est comme une école; on apprend à créer des rythmes et des sonorités qui vont contribuer à inspirer les autres générations», poursuit-il.
Bambara Trans compte une puissante section cuivre, un batteur, un percussionniste, un claviériste, un guitariste et un bassiste, sans oublier le chanteur aussi joueur de guembri, un instrument à cordes pincées d’origine marocaine. Des musiciens qui nous transportent ailleurs, quelque part entre l’africain, l’arabo-andalou, le berbère et le latin. «Les gens sont généralement surpris et racontent qu’ils ne s’attendaient pas à ça. En réalité, le résultat est ordonné, les influences variées et les arrangements robustes. Le cadre, lui, est très populaire et absolument festif», termine Khalil, qui confie avoir hâte de faire connaissance avec le public de l’Ouest-de-l’Île.
Bambara Trans sera en spectacle à la Salle Pauline-Julien ce mercredi 23 juillet, à 19h30 et c’est gratuit! Infos: 514 626-1616.