Gilles Morin fera partie de la nouvelle équipe à Sainte-Anne-de-Bellevue.
(Photo: Jacques Pharand)
Faire revivre l'esprit communautaire
Une escouade de sauvetage à Sainte-Anne-de-Bellevue
Sur la rue Saint-Thomas, l'ancienne caserne de pompiers du village de Sainte-Anne-de-Bellevue reprendra vie bientôt avec l'arrivée de la nouvelle escouade de sauvetage bénévole.
À l'instar des citoyens de Pointe-Claire ou de Baie-d'Urfé, les 5300 habitants de Sainte-Anne-de-Bellevue auront droit à leur propre escouade de sauvetage.
L'équipe sera là pour aider les gens aux prises avec un sous-sol inondé ou un arbre tombé sur leur maison, par exemple. Ils arriveront évidemment avec le matériel nécessaire: pompes, génératrices, tronçonneuses, etc. En fait, ils sont prêts à abattre le travail qui ne peut être fait par les pompiers ou les cols bleus de la ville.
Aussi, l'escouade interviendra lors de crises ponctuelles, que ce soit lors d'un événement comme la crise du verglas ou pour aider à retrouver une personne disparue.
«Je crois que c'est un excellent service à offrir aux citoyens. C'est une sécurité additionnelle», explique le directeur de la nouvelle équipe, Francis Deroo. «L'implication est volontaire et bénévole. Les seuls budgets seront alloués aux équipements et à la formation.» Selon le maire de la ville, Bill Tierney, le budget est d'environ 10 000 dollars pour la première année, plus une voiture allouée à l'escouade.
Le projet en est à ses premiers balbutiements, mais devrait voir le jour avant la fin de l'année. L'escouade de sauvetage est en période de recrutement. Il faut dire que celle-ci sera en devoir 24 heures sur 24, sept jours par semaine. «Présentement, il y a cinq membres officiels dans l'escouade qui commenceront leur formation de premiers répondants au mois d'octobre», explique Francis Deroo. Une dizaine de membres, ce serait idéal, croit-il.
L'escouade devrait être présente pour la parade de Noël à la fin du mois de novembre. Les bénévoles seront également premiers répondants lors d'événements spéciaux, comme la Saint-Jean-Baptiste ou la fête de la ville. «Notre but n'est pas de remplacer les pompiers», affirme le directeur.
Le sens de la communauté
Il y a quelques années, Francis Deroo faisait partie de l'ancienne équipe de pompiers volontaires travaillant à mi-temps à Sainte-Anne-de-Bellevue. Expérience qu'il a vraiment appréciée, dit-il. «Avec l'escouade, j'aimerais beaucoup faire revivre l'esprit communautaire qui régnait chez les pompiers volontaires. Les membres étaient très impliqués, pour la guignolée par exemple.»
Ce souhait est partagé par un autre membre de la future escouade, Gilles Morin, également sergent à la sécurité publique de Sainte-Anne-de-Bellevue. «Par mon travail, je suis déjà impliqué dans la communauté. Je voulais m'impliquer encore plus, de façon bénévole cette fois.» Il n'est pas le seul employé de la ville à penser de même: sur les cinq personnes déjà impliquées dans le projet, quatre travaillent pour la municipalité.
«Nous allons récupérer nos anciens pompiers bénévoles», affirme Bill Tierney. Selon lui, l'escouade sera non seulement active dans la communauté, mais également auprès des jeunes de Sainte-Anne-de-Bellevue. «Il faut former la prochaine génération», dit-il.
(Photo: Jacques Pharand)
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Vous pouvez déposer votre candidature à l’Hôtel de Ville, à l’attention de l’escouade
de sauvetage.