(Photo: Jacques Pharand)
Sprint final chez les Libéraux
L'éducation en question
Lundi dernier, les candidats libéraux de Jacques-Cartier, Nelligan et Robert-Baldwin ont tenu une conférence de presse en commun. Le Cités Nouvelles en a profité pour les questionner sur l'éducation, et les projets à soutenir dans leur comté.
Le plus volubile était sans doute Geoffrey Kelley dans Jacques-Cartier. L'homme est un ancien professeur, il est également père de cinq enfants qui ont tous été à l'école publique dans la région. Le programme d'infrastructures libéral lui plaît. «Dans mon comté, les commissions scolaires Lester B. Pearson et Marguerite-Bourgeoys vont dépenser cinq millions de dollars uniquement en réparations. Les écoles de mon comté datent de la fin de la seconde Guerre mondiale», explique-t-il. «C'est important, car il faut avoir une offre plus attrayante pour les parents. Il y a toujours la concurrence des écoles du secteur privé, même si elles ont un rôle à jouer. »
Il se préoccupe également du bilinguisme. «Je suis très déçu de voir la proposition de madame Marois d'interdire l'enseignement de l'anglais dès la première année dans les écoles françaises. Je n'ai jamais rencontré de parents, francophones ou anglophones, qui ne souhaitent pas que leur enfant soit bilingue. Ça n'existe pas!» Plus localement, il a parlé de la construction prochaine d'une nouvelle aile à John-Abbott, qui comprend la construction d’un édifice pour accueillir des programmes de sciences et technologies de la santé. «Il faut continuer, pour être sûr qu'il y a approbation des programmes liés à cette annonce.»
«Il y a plusieurs projets, ceux qui viennent nous chercher vraiment touchent le décrochage scolaire», explique Pierre Marsan dans Robert-Bladwin. «Il y a un travail formidable fait par les organisations communautaires, notamment avec d'autres groupes comme les policiers ou les maisons des jeunes. Mon travail là-dedans consiste à les appuyer.»
Yolande James dans Nelligan a plutôt choisi de parler d'une promesse libérale. «Moi, je pense que notre engagement de réduire le nombre de personnes par classe, le ratio professeur-étudiant, est extrêmement important. Je sais que pour les parents de l'Ouest-de-l'Île, cette question en est une de la qualité de l'enseignement. Ma mère elle-même est dans le système d'éducation. Cette mesure va aider nos enseignants, ce sont des gens extrêmement dévoués.» Cette mesure est réclamée depuis des années par les enseignants du Québec.