(Photo: Courtoisie)
Young dénonce les mesures antidémocratiques en éducation
De plus, le candidat vert proclame son support aux Premières Nations
Le chef du parti vert, Guy Rainville, en compagnie de deux de ses candidats, a tenu un point de presse mardi dernier dans Notre-Dame-de-Grâce. Deuxième à prendre la parole, le candidat de Jacques-Cartier, Ryan Young, en a profité pour dénoncer les failles du système d’éducation actuel et proclamer son appui aux Premières Nations.
«En tant que professeur au collège John Abbott, je subis les mesures antidémocratiques de Jean Charest», a déclaré d’entrée de jeu Ryan Young. Selon ce dernier, depuis l’adoption de la Loi 43 en décembre 2006, les profs sont obligés de travailler dans des conditions qu’ils n’ont pas choisies, dans des classes bondées et avec moins de ressources. «On nous a enlevé le droit de faire la grève et on nous a forcés d’accepter un contrat pour huit ans», poursuit l’enseignant, également réalisateur de film et animateur à CKUT. «On m’a même averti que c’était illégal de parler avec mes étudiants de mes conditions de travail…Ce décret contient des dispositions de répression pour toute altération au contrat».
Le parti vert appuie les Autochtones
En ce qui concerne le sujet principal de la conférence de presse, soit l’exploitation des ressources énergétiques du Québec, le vert de Saint-Anne-de-Bellevue a sévèrement critiqué le caractère unilatéral du Plan Nord libéral, qui exclut le point de vue autochtone sur l’exploitation du Nord.
«Les libéraux promettent d’exploiter l’immense potentiel du Nord du Québec et de collaborer avec les Innus et les Inuit, mais en réalité, ils ne les consultent pas!», affirme Ryan Young.
L’Assemblée des Premières Nations a en effet déjà dénoncé publiquement la semaine dernière la mise en œuvre du fameux Plan Nord des libéraux. Selon l’environnementaliste, les communautés autochtones vivent dans des conditions tiers-mondistes inacceptables et les gouvernements fédéral et provincial jouent au ping-pong avec leurs revendications. «Le parti vert appuie les Premières Nations et s’engage à protéger du développement, au moins 50% du territoire du de Nord du Québec», affirme-t-il en terminant.