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Alexandre Burrows: de Pointe-Claire à Vancouver

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 9 janvier 2009 à 14:37
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Alexandre Burrows: de Pointe-Claire à Vancouver
Alex Burrows se plaît à Vancouver, lui qui dispute sa 250e partie dans la LNH samedi soir. (Photos : Philippe Boisvert)
Alexandre Burrows: de Pointe-Claire à Vancouver
Lorsqu’on parle des Canucks de Vancouver (22-15-5) ces temps-ci, on parle d’un club sur une lancée, qui joue en équipe et qui lutte fermement pour atteindre le 1er rang de sa section avec Calgary. Dans cette formation, tous les joueurs savent qu’ils peuvent faire une différence sur la glace. C’est le cas d’Alexandre Burrows.
Burrows, un ailier gauche de 27 ans, en est aujourd’hui à sa quatrième saison dans la Ligue nationale avec la formation vancouvéroise et affiche ses meilleures statistiques en carrière après la première moitié du calendrier, soient 9 buts et 20 points en 42 parties.

Même si le rôle de Burrows dans l’équipe n’est pas aussi offensif que ceux détenus par les frères Sedin ou par Sundin, le #14 est fougueux et énergique lorsqu’il fait son entrée sur la patinoire. Et les partisans l’adorent, si bien que plusieurs d’entre eux optent pour son chandail plutôt que pour celui d’un autre.

«Souvent, ce sont des vieux couples, dit-il en riant. [...] J’ai habité à Montréal cet été, et je me rappelle à quel point le monde parlait avec tant d’enthousiasme de Sundin avec les Canadiens. Maintenant, c’est très excitant pour moi de le voir débarquer à Vancouver et amener beaucoup de profondeur. Chose certaine, je me plais ici. Je crois que dans l’Est, les gens ne savent pas à quel point Vancouver est toute une ville de hockey», affirme Burrows.

Né à l’Hôpital Lakeshore de Pointe-Claire, le hockeyeur a grandi à la résidence familiale située à Pincourt. Burrows a toutefois amplement eu le temps de connaître les recoins de l’Ouest-de-l’Île, en y ayant joué tout son hockey mineur et en s’y faisant maints amis.

Dès ses premiers coups de patin sur la patinoire, on peut voir qu’Alex Burrows est un joueur impliqué. Le trio qu’il forme avec Ryan Kesler au centre et Steve Bernier à l’aile droite n’est pas le plus explosif, mais est certes très efficace. Il s’agit d’une unité rapide qui excelle dans les deux sens de la patinoire et qui est parfaite pour attirer les punitions.

Ces trois joueurs sont souvent opposés à quelques-uns des meilleurs éléments des équipes adverses, mais réussissent tout de même à contrôler la rondelle une bonne partie du temps. Il faut dire que ces hockeyeurs de 27, 24 et 23 ans sont bourrés d’énergie lorsque vient le temps de sauter sur la glace.

«C’est certain que si c’était ma décision, j’aimerais cela avoir un rôle avec plus d’offensive. Mais je pense à l’équipe avant tout et il y a des bons joueurs qui sont capables de remplir ce rôle. Je prends beaucoup de satisfaction à freiner les joueurs de l’autre équipe», explique l’ailier, rencontré à Vancouver il y a quelques semaines.

Et on ne peut pas dire que les résultats ne se font pas voir. En fait, l’une des facettes importantes de son jeu est le travail qu’il accomplit en désavantage numérique avec Kesler. Ils font si bien qu’avant le congé de Noël, Vancouver était 8e à ce chapitre dans toute la LNH. Contre les Panthers le 14 décembre par exemple, Burrows a travaillé d’arrache-pied pour permettre à Kesler de partir en échappée malgré la pénalité.

Le nom du Québécois n’est pas apparu sur la feuille de pointage, mais son jeu a permis aux Canucks de mieux respirer pour finalement gagner la partie. Un jeu simple et efficace qui a semé l’hystérie au GM Place et qui fait de lui un véritable héros obscur.

«Ça fait déjà quelques années qu’on joue ensemble et la chimie est bonne. On est aussi de bons amis en dehors de la glace. On fait bien mais on est convaincus qu’on pourrait faire encore beaucoup mieux», soulève l’attaquant de 6 pi 1 po et 197 lb.

Il faut dire que même si Burrows peut maintenant être qualifié de vétéran grâce à ses 250 matchs dans les majeures, tout peut arriver. Il sait très bien que même s’il en et à sa quatrième saison, un jeune de la Ligue américaine ou du junior peut débarquer et lui ravir son poste. C’est pourquoi il met toujours les bouchées doubles.

Avec l’arrivée de Sundin et le retour au jeu du gardien Roberto Luongo, la plupart des membres de l’équipe et ses partisans se mettent à rêver de Coupe Stanley. Si un Québécois comme lui devrait normalement rêver à une finale Vancouver-Montréal, Burrows se montre plutôt prudent.

«Ouais je sais que ça ferait probablement plaisir à pas mal de monde, mais je ne suis pas certain de vouloir faire ça à mes amis de voir les Canadiens perdre en grande finale!»

Soit dit en passant, les Canucks seront de passage au Centre Bell le 24 février prochain. Burrows ne cache pas son excitation quant à cette partie. «C’est certain que la date a été encerclée, lance-t-il. Lorsque le calendrier est sorti, j’étais très content de voir que je pourrais jouer ma deuxième partie en carrière à Montréal.»

Lors du dernier match qu’ont joué les Canucks avant de mettre le journal sous presse, Alex Burrows avait marqué 1 but et récolté 3 points dans une victoire de 4 à 2 face aux Oilers à Edmonton mercredi. Cette performance lui a valu la deuxième étoile du match, la première étant accordée à Steve Bernier. Il faut croire que les équipes adverses n’auront pas que la ligne à Sundin à avoir à l’oeil d’ici aux séries éliminatoires...

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