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Légère hausse de la facture en 2009

Refrains semblables à Sainte-Anne-de-Bellevue et Baie-d'Urfé

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 16 janvier 2009 à 16:58
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Légère hausse de la facture en 2009
Les maisons de Baie-d'Urfé sont toutes dotées d'une fosse septique. En moyenne, une résidence vaut 422 809$ dans cette petite ville de l'Ouest-de-l'Île. (Photo: Jacques Pharand)
Légère hausse de la facture en 2009
Refrains semblables à Sainte-Anne-de-Bellevue et Baie-d'Urfé
Une petite augmentation de la facture des taxes municipales, malgré un taux de taxation local qui a diminué, voilà ce qui attend les citoyens de Sainte-Anne-de-Bellevue et Baie-Urfé. C'est la faute à l'agglomération et au rôle d'évaluation, expliquent les administrations locales.
Contrairement aux années passées, les résidants des villes défusionnées ne recevront pas deux factures distinctes, une de leur municipalité et l'autre de Montréal, mais bien une seule, envoyée par leur municipalité. Les administrations locales devront remettre leur part à l'agglomération de Montréal.

«Personnellement, ma facture augmentera de 50$ cette année», affirme d'entrée de jeu Bill Tierney, le coloré maire de Sainte-Anne-de-Bellevue. Dans cette petite ville de 5306 habitants, le montant de la facture des taxes municipales augmentera de 1,5% pour une maison d'une valeur moyenne, qui est de 255 000$.

Cette augmentation fait écho à celle que verront, cette année, leurs voisins, les citoyens de Baie-d'Urfé. Cette augmentation est de 2% pour une maison d'une valeur moyenne qui s’élève à 422 809$ dans cette ville de 3984 habitants.

Le taux de taxation global est un peu plus bas à Baie-d'Urfé qu'il ne l'est à Sainte-Anne-de-Bellevue. D’ailleurs l'an passé, Baie-d'Urfé détenait le record du plus bas taux de taxation globale sur l'Île de Montréal. Pour l'année 2009, les chiffres de Senneville ne sont pas encore sortis, il est donc impossible de trancher pour l'instant.
Un rôle d'évaluation, ça mange quoi en hiver?
La hausse du rôle d'évaluation, déposée par Montréal en septembre 2006, est étalée sur quatre ans, de 2007 à 2010. Nous sommes donc présentement dans la troisième année de cet étalement. «En 2009, pour une maison moyenne, qui vaut 255 000$, la valeur qui sera étalée est taxée sur une valeur de 240 000$», explique Nadine Bassila, trésorière à Sainte-Anne-de-Bellevue. Progressivement, les villes défusionnées ont diminué leur taux de taxation, afin de ne pas faire exploser le compte de taxes de leurs citoyens.
Le taux de taxation lié à l'agglomération a aussi diminué, mais pas au point d'annuler l'augmentation de la facture pour le citoyen, à Sainte-Anne-de-Bellevue en tout cas. «Le taux de taxation lié à l'agglomération a baissé, mais la facture a tout de même augmenté pour le citoyen. Par exemple pour une maison d'une valeur moyenne, le montant lié à l'agglomération a augmenté de 137$ de 2006 à 2009», explique Nadine Bassila.

En 2006, le propriétaire d'une maison de valeur moyenne payait 1169$ à Sainte-Anne-de-Bellevue et 1485$ à l'agglomération. En 2009, le montant relié à Sainte-Anne-de-Bellevue dans cette même situation est de 1164$, alors que le coût relié à l'agglomération de Montréal est de 1622$, selon les chiffres fournis par Sainte-Anne-de-Bellevue.
Des industries qui rapportent
«Nous avons commencé l'année 2008 avec un surplus accumulé de 1,2 M$, et l'avons finie avec un surplus d'approximativement un million», explique la mairesse Maria Tutino dans une lettre envoyée aux résidants de Baie-d'Urfé. «Il s'agit du même argent», explique Janet Ryan, conseillère à Baie-d'Urfé. La Ville prévoit un budget équilibré pour 2008. L'écart de 200 000$ s'explique par des «investissements et de grosses dépenses», selon l'administration de Baie-d'Urfé.

Les finances sont donc en bonne santé. La ville est pourvue d'un parc industriel, dont les taxes aident grandement à équilibrer ses finances.
Sainte-Anne-de-Bellevue a fini l'année 2007 avec 1 368 836$ de surplus dans ses poches, avant les affectations. Pour l'année 2008, les factures n'ont pas fini d'être compilées, mais la Ville croit se diriger vers un surplus budgétaire.

En quatre ans, la facture des citoyens liés aux taxes municipales locales est restée semblable. «C'est grâce au développement», croit Bill Tierney. «Cela nous a aidé à absorber l'augmentation. Nous sommes chanceux d'être dans une ville qui se développe. Il faut dire que 55% de nos taxes s'en vont à l'agglomération!»

Selon le maire, Sainte-Anne-de-Bellevue doit développer son secteur industriel, d'une valeur de150M$ de plus, et le secteur résidentiel, d'une valeur de 80M$ de plus. Et ceux qui souhaitent conserver la totalité des espaces verts de la ville? Bill Tierney juge ne pas avoir de leçons à recevoir. «Cela ne touche pas à leur salade. Je trouve ça un peu drôle, car à Sainte-Anne-de-Bellevue, 53% du territoire est conservé. Et nous aimerions en conserver encore 7% de plus.»

Il est à noter qu'à Beaconsfield, où le taux de taxation est un des plus élevés dans l'Ouest-de-l'Île, la grande majorité des résidants auront droit à une légère baisse de taxes municipales en 2009, une baisse moyenne de 1, 01%. Beaconsfield n'a pas de parc industriel, ni les revenus qui vont avec.

Le budget 2009 du village de Senneville sera voté mercredi prochain, le 21 janvier, lors d'une séance publique tenue à 19h30.
Litige entre Baie-d'Urfé et Montréal
Baie-d'Urfé paie plus d'un million de dollars par année à Montréal pour un service qu'elle ne reçoit pas, juge l'administration.
« Nous payons un peu plus d'un million de dollars à l'agglomération pour le traitement de l’eau et pour les égouts. Comme notre eau provient de l'usine de filtration de Pointe-Claire, nous ne recevons pas ces services de la part de l'agglomération, sauf dans le cas du parc industriel, relié aux égouts» affirme la mairesse Maria Tutino, dans une communication que la ville de Baie-D'Urfé a jointe à la facture des citoyens.

«Les maisons de notre ville sont toutes dotées d'une fosse septique. Seul le quartier industriel est desservi par les égouts», explique la conseillère Janet Ryan. Selon elle, il est impossible de divulguer aux médias quel montant souhaite payer la petite ville à Montréal, étant donné que des négociations ont lieu en ce moment avec le ministère des Affaires municipales et des Régions. «Il est évident par contre que le service que reçoit Baie-d'Urfé vaut beaucoup moins qu'un million de dollars par année.»

À Montréal, on explique que le financement du service lié à l'eau et aux égouts est une quote-part qui fonctionne sous forme de taxation, et non pas comme une tarification selon les services utilisés. La quote-part varie selon la valeur des immeubles. «La loi interdit que la quote-part varie d'un endroit à l'autre», justifie Martin Tremblay, porte-parole au comité exécutif de la Ville de Montréal. Il affirme que ce n'est pas une situation nouvelle et qu'il en était de même au temps de la Communauté urbaine de Montréal.

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